13/12/2008

Libre circulation: un non annulerait tout le paquet des bilatérales

L'ambassadeur de l'Union européenne en Suisse ne laisse aucun doute sur l'application de la clause guillotine en cas de non le 8 février à la libre circulation des personnes avec l'UE. Elle sera automatiquement appliquée six mois après que la Suisse aura informé Bruxelles du résultat.


"Il n'y a pas lieu de spéculer ou de jouer la montre. En cas de non, le premier paquet de bilatérales serait, à terme, annulé", déclare Michael Reiterer dans une interview aux quotidiens "24 Heures" et "La Tribune de Genève".

Selon l'ambassadeur, on ne peut pas s'imaginer qu'il n'y ait plus de relations bilatérales entre les deux entités, vu leur proximité. Mais il est aussi difficile d'imaginer que la Suisse obtienne de meilleurs résultats après de nouvelles négociations, avertit-il.

Et M. Reiterer de faire part de son optimisme, moins de deux mois avant le vote des Suisses sur la prolongation de l'accord avec l'Union européenne sur la libre circulation des personnes et son extension à la Roumanie et la Bulgarie. "Les Suisses voteront oui pour la troisième fois à la libre circulation".

Cela malgré les nombreuses contre-vérités jetées en l'air dans la campagne, regrette l'ambassadeur, qui cite notamment l'argument selon lequel l'accord entraînerait un afflux migratoire incontrôlé. "C'est faux!". Et le diplomate de répéter que la libre circulation, c'est avant tout la possibilité de s'établir dans un autre pays si on y a obtenu un contrat de travail.

 

Il est étonnant qu’un ambassadeur ait déjà aujourd’hui les conclusions d’une discussion que l’UE n’a pas encore formellement eue. Les médias romands, pro européens depuis toujours, ne s’étonnent donc pas de cette affirmation. Ils se content simplement de la relayer dans les quotidiens sans poser de questions, telles que : qu'adviendra-til des travailleurs frontaliers ? Par ou passeront les camions allemands et italiens ? etc...

Une fois de plus, je pense que les bilatérales I étaient avant tout avantageuses pour les pays de l’UE bien plus que pour la Suisse. Il ne serait donc pas catastrophique de les annuler.

Pour mémoire un billet que j’ai publié il y a quelques temps:

http://vondach.blog.tdg.ch/archive/2008/11/30/interrogati...

 

 

 

Commentaires

Je me demande si les partisans de l'adhésion à l'UE ne vont pas voter "non" pour essayer de repartir à zéro et proposer dans la foulée une nouvelle procédure d'adhésion.

Écrit par : Johann | 13/12/2008

NON à la votation en février 09...Pas de problème, les Suisses se sont toujours bien débrouillés, c'est les frontaliers qui tremblent, pas les Suisses.
D'autre part Mme Calmy-Rey a beaucoup de bonnes relations avec des pays hors de l'Europe des 27....
Donc on ne serait pas aussi isolé que certain le prétendent.

Écrit par : Paul | 13/12/2008

Ce serait un pari intéressant mais très risqué. En cas d'échec, les parieurs seraient définitivement battus sans espoir de changement futur.

Écrit par : salegueule | 13/12/2008

Paul a raison, nous sommes des partenaires commerciaux très importants pour l'UE puisque nous avons une balance commerciale déficitaire avec eux. La question est de savoir si nous pouvons acheter ce que les européens nous vendent ailleurs.
Si oui, c'est à eux de se faire du souci. Il est vrai qu'ils peuvent aussi probablement se fournir ailleurs que chez nous pour ce qu'ils nous achètent. C'est vrai. C'est même déjà vrai....et ils achètent quand même chez nous. Peut-être la qualité ou le prix!

Écrit par : salegueule | 13/12/2008

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