14/12/2008

Le nouveau chef de la défense lorgne vers les autres départements

Ueli Maurer veut avoir son mot à dire dans les autres départements. Comme représentant de l'UDC, le nouveau ministre de la défense et des sports pense en particulier essayer d'influencer la politique étrangère, a-t-il déclaré dans une interview.


Ueli Maurer sera surtout attentif quand il s'agira de questions de neutralité, a-t-il précisé sans toutefois donner d'exemple. Il n'est en outre pas nécessaire de rouvrir un débat sur le dossier européen, selon lui. "Car un consensus de principe domine" en la matière: "il n'est pas question d'adhérer à l'UE"; il faut au contraire "régler les relations de la Suisse à travers des accords bilatéraux".

La politique financière intéressera aussi le nouveau ministre de près. Il cherchera notamment à susciter le débat concernant l'évolution démographique et ses conséquences sur les assurances sociales.

S'imiscer dans les autres départements nécessite toutefois un certain dosage et une certaine prévenance vis-à-vis des collègues, note le Zurichois. Si on veut obtenir des effets concrets, on ne peut pas aller à l'encontre de tous, selon lui.

Interrogé sur son rôle en tant que conseiller fédéral, Ueli Maurer répond que les vrais pères ou mères de la nation n'existent plus depuis longtemps. A son avis, le dernier d'entre eux était Willi Ritschard.

L'ancien ministre socialiste représente d'ailleurs à ses yeux davantage un modèle que Christoph Blocher: "par rapport à mon naturel et mon parcours, je suis certainement plus proche de Willi Ritschard." Mais son véritable modèle est plutôt l'ancien conseiller fédéral radical Ernst Brugger, qui était un "travailleur silencieux et sérieux".

 

La curiosité de cette dépêche n’est pas que Ueli Maurer veuille se mettre au courant des dossiers en cours pour y mettre son grain de sel le cas échéant. C’est normal dans un gouvernement qui fonctionne comme un collège. Chaque conseiller fédéral se tient normalement au courant des dossiers de ses collègues et participe aux décisions prises.

L’étrange de cette dépêche, c’est son existence. Pourquoi faire un papier lorsqu’il s’agit d’un Conseiller Fédéral UDC et pas pour les autres ? Les médias seraient-ils à ce point antidémocratique qu’ils aient un tel besoin de décortiquer ce que fait chaque membre de l’UDC à une responsabilité exécutive ? Si U. Maurer n’avait pas dit qu’il s’intéressait aux dossiers de ses collègues, combien de médias lui auraient reproché de ne pas être collégial, de ne pas s’intéresser ?

Il est temps que les médias s’interrogent eux-mêmes sur leur façon de présenter les choses. Sur leur impartialité, ou sur leur partialité non officielle mais de fait !

 

 

15:09 Publié dans Politique, Suisse | Tags : maurer, médias, udc, pdc, prd, ps | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

C'est une excellente question. Un socialo bon teint, hypocrite et lâche, n'aurait pas eu besoin de recourir à un tel procédé.

Écrit par : Micheline Pace | 14/12/2008

(...)
"Il est temps que les médias s’interrogent eux-mêmes sur leur façon de présenter les choses. (...)"

Et si salegueule avait raison? ^^

Q.

Écrit par : Quentin ADLER | 14/12/2008

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