17/12/2008

"J'ai abandonné les principes de l'économie de marché", dit Bush

Le président américain George W. Bush a déclaré mardi avoir renoncé aux principes de l'économie de marché face à la crise, une appréciation extraordinaire de sa part.


Le président américain George W. Bush a déclaré mardi avoir renoncé aux principes de l'économie de marché face à la crise, une appréciation extraordinaire de sa part."J'ai abandonné les principes de l'économie de marché pour sauver le système d'économie de marché", a dit M. Bush dans un entretien accordé à la chaîne CNN.

M. Bush, défenseur aussi ardent de la libre entreprise qu'il l'est de ses principes, faisait référence aux interventions de l'Etat fédéral auquel il a consenti au cours des derniers mois face à la crise de l'immobilier, puis du crédit, et à l'intervention qui se prépare en faveur des constructeurs automobiles américains.M. Bush s'est dit "désolé" d'avoir eu à le faire.

Mais, a-t-il expliqué, il a décidé de "veiller à ce que l'économie ne s'effondre pas".

Dans son jugement peut-être le plus sombre à ce jour sur l'état de l'économie américaine, il a estimé qu'elle se trouvait prise dans une "énorme récession".

La libre entreprise était l'un des grands principes invoqués par M. Bush face aux autres dirigeants internationaux cet automne pour s'opposer à une refondation complète du système financier.

Les limites de l'intervention publique et de la libre entreprise sont aussi l'un des enjeux de la querelle politique en cours sur les moyens de venir en aide aux constructeurs automobiles menacés de faillite.

"Une faillite désordonnée" des constructeurs automobiles pourrait créer d'"énormes" difficultés économiques, a souligné M. Bush, sans dire comment ni quand son administration allait procéder à ce sauvetage.

 

Il y a vingt ans, le pire ennemi des USA, le système communiste soviétique s’effondrait suite aux folles dépenses militaires du gouvernement américain du républicain Ronald Reagan. L’URSS  implosait et la Russie devenait un pays plus ou moins démocrate, mais surtout capitaliste. Le système financier américain et le dollar avaient eu raison du régime de la dictature populaire. De nos jours, l’actuel président américain, un autre républicain, encore plus guerrier que ne l’était Reagan, essaie désespérément de sauver le capitalisme dans lequel, à force de déréglementation, il a laissé son pays aller. Alors que la Russie depuis quelques années redevient une puissance mondiale qui compte, les USA sont obligés de se retourner contre l’autre ennemi, la Chine communiste. La Chine tient à bout de bras (à bout de porte-monnaie plutôt) l’économie américaine. La Chine communiste est la seule puissance mondiale à pouvoir aider financièrement les Etats-Unis d’Amérique. C’est le seul pays dont les réserves monétaires sont suffisantes pour financer le déficit de l’économie américaine.

Finalement, le monde des hommes ressemble beaucoup à la nature, les excès sont corrigés, le balancier revient toujours……au centre !

 

 

Commentaires

Tiens, c'est bien la première fois que je suis d'accord avec vous. Comme quoi quand on regarde le monde en face, et pas par le petit bout de la lorgnette helvético-helvétique de politique politicienne de l'UDC, certaines vérités deviennent évidentes.

Écrit par : Philippe Souaille | 17/12/2008

Abandonner les principes de marché, les faucons néo-libéraux l'ont TOUJOURS fait ... lorsque cela sert leurs intérêt : qui sont les premier à subventionner leur industrie intérieur, à ne pas empêcher la constitution de trust, à géner la mise en place de lois protégeant les consomateurs, à favoriser la compétition fiscale (*), etc. On pourrait en dresser une liste longue comme le bras.

Bref, cette application égoïste de la théorie économie - au demeurant qui n'a aucune assise scientifique solide - est un trait asser reconnaissable de tous les partis de droite, dont le font de commerce à d'accroître les possessions des possédants.


(*) Alors que la théorie économique néo-libérale indique que cela, contrairement à une situation de concurence de marché, aboutit à un équilibre "perdant-perdant".

Écrit par : Djinius | 17/12/2008

Votre conclusion est imparable et je me permettrai seulement de la compléter par cette remarque " ... quant à ceux qui en font vraiment les frais, ce ne sont jamais ceux qui ont pris la responsabilité du système défaillant".

Écrit par : Mère | 17/12/2008

"La Chine tient à bout de bras (à bout de porte-monnaie plutôt) l’économie américaine."

Et c'est aussi le consommateur américain,qui tient l'économie chinoise.Sans ces derniers qui sont les premier à consommer des produit made in China,ainsi que les investissements occidentaux,la Chine ne serait rien.L'économie américaine tire également sa force dans l'innovation,ce dont les chinois sont encore à des années lumière.

D.J

Écrit par : D.J | 20/12/2008

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