18/12/2008

Les socialistes réclament un programme conjoncturel de 6 milliards

Le Parti socialiste réclame à court terme un programme conjoncturel efficace de l'ordre d'au moins 7 milliards de francs. Le plan présenté par le Conseil fédéral qui ne porte que sur 1,4 milliard est "pingre et insuffisant", selon le parti.


Comparé aux programmes de soutien des autres pays industrialisés, celui de la Confédération ne fait pas le poids, ont expliqué les socialistes à Berne. Le 1,4 milliard prévu constitue à peine 0,3% du produit intérieur brut (PIB) de la Suisse. Le paquet de l'Union européenne, devisé à 200 milliards d'euros, représente lui 1,5% du PIB de l'UE.

Le PS plaide pour un programme en douze points axé sur la consommation. Il veut des investissements immédiatemment réalisables dans les transports et l'environnement, ainsi que des mesures pour renforcer le pouvoir d'achat.

A titre d'exemple, la Confédération devrait investir 2,6 milliards pour réaliser les projets urgents en matière de trafic d'agglomérations. Un supplément de 200 millions de francs devrait aussi être mis à disposition en 2009 pour l'assainissement des bâtiments privés, demande le PS.

Dans l'optique d'un soutien aux familles, le PS exige que durant deux ans, le budget de la Confédération finance intégralement les primes maladie des enfants. Un bonus conjoncturel de 500 francs par année devrait aussi être accordé aux bénéficiaires de prestations complémentaires de l'AVS et de l'AI en 2010 et 2011.

Le PS voudrait, encore une fois, que l’Etat dépense de l’argent que l’on n’a pas encore gagné.

Il compare le pourcentage du PIB de l’effort consenti par le CF au taux admis par les pays membres de l’UE. C’est un comparatif intéressant. L’UE  prévoit de dépenser 1,5% du PIB contre 0,3%  par le CF, soit 5 fois moins. Si l’on compare ces chiffres, il faut aussi comparer le taux de chômage de l’UE avec celui de la Suisse. Si les grands pays de l’UE avaient un taux de chômage identique au notre, ils ne dépenseraient pas le moindre sous pour soutenir l’économie.

 

Parmi les propositions du PS, il y a l’investissement dans les transports publics. Le parlement vient de refuser la troisième voie CFF entre Lausanne et Genève. Il ne va pas changer aujourd’hui.

 

Il y a aussi l’accélération des travaux d’entretiens préventifs des infrastructures. C’est très bien, mais ça correspond à manger le pain de demain ! Et demain, je mangerai celui d’après demain ?

 

Le PS veut également l’assainissement énergétique des bâtiments. Est-ce vraiment à l’Etat de prendre en charge ces dépenses là ?

 

Prendre en charge les primes d’assurances maladies des enfants de moins de 18 ou 25 ans pendant 2 ans. C’est une mesure inéquitable. Les contribuables ne sont pas placés sur le même pied. Les familles dont les enfants viennent juste de sortir de la tranche sont pénalisées. Les contribuables doivent avec ce système prendre en charge les primes d’assurances des enfants des autres. Cela revient à fiscaliser l’assurance maladie.

 

Le PS exige la réalisation de tous ses projets. Les verts ont déjà « amélioré » l’exigence socialiste en plus que doublant les investissements prévus par le PS. Nous attendons avec impatience les propositions du POP.

Il y a certainement du bons dans toutes ces exigences du PS, la droite doit prendre un peu de temps pour analyser ces idées et en garder le meilleur. Sans oublier que le peuple a voté le frein à la dépense et qu'il faut aussi respecter cet aspect.

 

  

 

 

 

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