22/12/2008

Survie du cervelas: la Suisse implore Bruxelles

Le cervelas est sauvé au moins jusqu'à mi-2009. Mais les producteurs ont besoin du marché brésilien pour assurer la survie à long terme de la saucisse nationale. L'Office vétérinaire fédéral vient de déposer une demande à Bruxelles pour que l'UE réévalue sa position.


La demande a été déposée le 19 décembre auprès de la Commission européenne, a annoncé le président de l'Union professionnelle suisse de la viande. La "Taskforce Cervelas", formée de représentants de l'OVF et de l'UPSV, appuie sa demande sur une étude scientifique des risques, faite par des experts internationaux.

"Bruxelles ne peut pas nous reprocher d'avoir fait une étude suisse", a ajouté la même source. La Suisse demande à l'UE d'accepter l'importation de boyaux bovins en provenance de tout pays qui n'a qu'un risque contrôlé d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB).

Les pays européens et le Brésil font partie de ces pays. Les fabricants suisses affirment ne pas pouvoir se passer des importations du Brésil pour assurer à long terme la production de cervelas. Autre pays producteur important pour la Suisse, le Paraguay a récupéré l'autorisation d'exportation de boyaux de bovins vers l'UE et la Suisse.

Seul le rétablissement des importations de boyaux brésiliens permettra de résoudre définitivement le problème d'approvisionnement, a expliqué le président de l'UPSV.

Soucieuse d'étayer sa demande, la "Taskforce Cervelas" a commandé une étude indépendante. Les auteurs de l'étude qualifient de "très bas", voire d'"extrêmement bas" le risque de contamination par la consommation de saucisses fabriquées avec des boyaux importés de pays qui ont, selon l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), un risque contrôlé d'ESB.

L'Union européenne avait interdit l'importation de ces boyaux le 1er avril 2006 en raison des risques de maladie de la vache folle. Une décision qui lie la Suisse et qui a plongé les fabricants de cervelas dans l'embarras.

Cette histoire me dépasse un peu ! Nous ne sommes pas membres de l’UE, mais nous devons leur demander la permission de commercer avec qui on veut !

Quel est l’accord bilatéral qui nous empêche de commercer avec qui on veut et comme on veut ?

Ce genre de mis sous suzeraineté de l’UE sur notre pays, je ne peux pas l’accepter.

Guillaume Tell nous a délivré de l’empire austro-hongrois ce n’est pas maintenant pour devenir le vassal de l’UE !

J’y vois un motif de refuser l’extension à la libre circulation uniquement pour faire tomber ces bilatérales qui nous lient poings et pieds. Nos politiciens, tellement pro-européens, nous ont livré à l’UE. Au point que je me demande s’il n’ y a pas là de la trahison ! Certes le peuple a accepté les bilatérales, mais jamais nous avons été prévenus de ce genre de lien.

Il est temps que l’UDC vienne majoritaire dans notre pays afin que nous soyons ne serait-ce qu’un peu défendu. Lorsque la ministre des affaires étrangères autorise un pays d’Afrique du Nord d’acquérir une splendide propriété alors que dans le même temps, ce même pays refuse ou pour le moins met des bâtons dans les roues pour le rapatriement de délinquants de son pays, c’est la preuve que Madame Calmy Rey ne prend pas en compte la protection de la population.

On apprend aussi aujourd’hui de ce même pays que les USA n’osent pas renvoyer en Algérie les détenus de Guantanamo car il y a toutes les chances qu’ils soient torturés à leur retour ! (c’est gonflé de la part des américains qui ne se gênent pas toujours)

Il est vrai que le PS a toujours pensé et agi comme si les délinquants ne l’étaient que par la faute des victimes. « Si tu n’es pas riche, tu ne seras pas volé ! Si tu es riche, tant pis pour toi !» Ca doit être un des mots d’ordre du PS.

Il faut dès maintenant que la Suisse montre son indépendance et qu’elle s’approvisionne où, quant et comme le veut!

On a pris l'habitude de se moquer des parlementaires européens qui ont pris comme usage facile d'accuser l'UE de toutes les interdictions. Qui n'a jamais entendu tel ou tel ministre dire "Je ne peux pas, Bruxelles ne nous le permet pas".

Cet abandon de la souveraineté nationale par les politiciens suisses est inacceptable.

 

 

Commentaires

"Cette histoire me dépasse un peu ! Nous ne sommes pas membres de l’UE, mais nous devons leur demander la permission de commercer avec qui on veut !"

Celà vient peut-être du fait que la Suisse commerce librememt en exportant ses produits à travers l'Europe y compris celles qu'elle à importé hors UE.L'Europe ne veut pas prendre le risque que la Suisse vende des produits importés hors UE à risque dans toute l'union.

Je pense que ça peut-être une explication.Vu que la Suisse fait partir integrante de l'Europe en matière d'économie.

D.J

Écrit par : D.J | 22/12/2008

Pour info :

A la sortie de la guerre en 45, le commerce était tout sauf libre. Puis, peu à peu des accords sont intervenus (parfois bilatéraux - entre deux pays, parfois multilatéraux, surtout dans le cadre du GATT). La Suisse a ainsi, comme les autres pays, tissé des séries d'accords.
Les choses ont été peu à peu systématisées dans deux grands cadres : l'OMC, à un niveau mondial, puis l'UE au niveau de ses Etats membres qui ont dépassé le libre-échange pour passer à l'Union douanière.
La Suisse applique les accords mondiaux de l'OMC, mais reste en dehors des accords d'Union douanière de l'UE. Donc, elle passe par des accords avec l'UE, que ce soit à travers l'AELE dont elle fait partie, ou que ce soit directement (dans ce cas des accords bilatéraux UE - Suisse).
La difficulté vient ici du contenu de ces multiples accords bilatéraux (il y en a une bonne centaine en tout, depuis les années 60) : la Suisse s'engage en effet sur son commerce pour avoir accès au libre-échange avec le grand marché européen.
Donc, en résumé, nous ne sommes pas libre de commercer avec qui bon nous semble, et c'est par des accords que nous avons limité cette liberté. Mais parallèlement, cela a ouvert d'autres marchés (européens) qui n'étaient pas ouverts auparavant. Un accord, c'est toujours un truc qui apporte de nouvelles possibilités mais aussi de nouvelles limitations. Abandon de souveraineté partiel pour partiellement aussi accéder à une part d'autre chose. Difficile d'établir une liste exhaustive des avantages et des inconvénients... cela nous dépasse un peu à moins d'être prêt à se taper de longs textes !

Mais votre texte en bleu me semble (un peu) partir dans tous les sens ensuite... ;-) Dani

Écrit par : Dani | 22/12/2008

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