05/01/2009

1992 E.E.E. - 2009 Libre circulation Même combat ?

En 1992, les pros européens nous avaient promis les pires problèmes économiques en cas de refus par le peuple de l’Espace Economique Européen. Force est de constater que 18 ans après le vote négatif par le souverain, les résultats de notre économie sont loin d’être mauvais. Le « dimanche noir » proclamé par feu Jean-Pascal Delamuraz s’est transformé en quelques années en une économie florissante. Le « allein gang » de l’UDC, chemin annoncé comme difficile mais prometteur d’avenir meilleur s’est plus ou moins réalisé. Plutôt plus que moins !

Refuser au mois de février prochain la prolongation et l’extension de la libre circulation ne ferait que renforcer la Suisse dans ses négociations futures avec l’Europe. L’Europe cessera de nous regarder avec condescendance. Elle réalisera que nous sommes un partenaire sérieux et que nous ne nous laissons pas imposer tout et n’importe quoi.  

Il faudra évidemment que nos politiciens cessent de penser que nous sommes le petit poucet en face l’ogre, que nous sommes égaux. Qu’ils ne partent plus négocier en tenant le couteau par la lame au lieu de prendre le manche !

Il ne faut pas  sous-estimer le fait que nous sommes  « client » net de l’Europe, c’est à dire que nos presque 7 millions d’habitants achètent plus à l’Europe que nous ne vendons à leur plus de 300 millions de consommateurs ! L’argument des pros européens qui consiste à dire qu’un franc sur deux gagné par la Suisse l’est à l’étranger est sans doute vrai. Mais l’étranger n’est pas que l’Europe. Il faut compléter cet argument en le détaillant ! Combien de cet argent est gagné en Europe et combien hors Europe ? Ensuite combien de ce que nous dépensons à l’extérieur l’est en Europe et combien hors Europe ? Avec ces réponses, nous verrons plus clairement où est notre intérêt.

On nous promet qu’en cas de refus de la libre circulation, les accords bilatéraux version première génération seront caducs. Les européens seront sans doute très contents de les reconduire même sans la libre circulation élargie à la Roumanie et à la Bulgarie. Au contraire, ce sera même là l’occasion (espérée ?) pour l’Europe de remettre en cause la participation de ces pays à l’Europe.

Restons maîtres chez nous et refusons la libre circulation!

 

23:54 Publié dans Europe, Politique, Suisse | Tags : udc, ps, pdc, prd, cf, ue | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Ne dites-pas n'importe quoi, après le refus de l'EEE la Suisse a été OBLIGEE de signer les accords bilatéraux pour ne pas se retrouver dans la MERDE !!!!!

Sauf que cette fois, l'UE sera certainement moins tendre avec la Suisse ! Posez-vous plutôt la question que serait devenue la Suisse, si les bilatérales n'avaient pas été là !

N'essayez-pas de noyer le poisson !

Écrit par : Café | 06/01/2009

@Café,
Bonjour,
Merci pour votre commentaire bien argumenté! La Suisse n'a en aucun cas été obligée de signer les accords bilatéraux I, comme elle n'a pas été obligée de signer les suivants! Quant à savoir qui a le plus profité des bilatérales, il suffit de voir les résultats. En Suisse 200'000 places de travail créées, 50'000 chômeurs de moins. Pour qui les 150'000 places supplémentaires? Le transport aérien qui donne aux compagnies suisses les mêmes droit qu'aux compagnies européennes, Swiss en profite encore! (Easy jet n'est pas Suisse...)
Pour ce qui est des marchés publics, je n'arrive pas à trouver une statistique qui nous montre les contrats passés par des entreprises étrangères en Suisse et des entreprises suisses dans les pays de l'UE. Si vous en avez une, c'est volontiers que je la publierai.
Le cas du transport terrestre est aussi flagrant. L'Autriche est-elle prête à recevoir les camions européens qui, pour aller au Sud, traversent la Suisse?
Je ne parle pas de la balance commerciale Suisse Europe qui est largement en faveur de l'Europe!
Je ne cherche pas à noyer le poisson, je lui donne de l'air!

Écrit par : salegueule | 06/01/2009

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