08/01/2009

Libre circulation: les organisations économiques unies pour le oui

Les grandes organisations faîtières de l'économie soutiennent ensemble la reconduction des accords de libre circulation avec l'UE et leur extension à la Roumanie et la Bulgarie. Un non le 8 février aurait des conséquences désastreuses, ont-elles mis en garde.

 


"Il n'y a pas d'alternative au oui. Il en va de notre place économique, toutes les branches sont concernées", a déclaré le président d'economiesuisse Gerold Bührer. "Le sort de nos entreprises en dépend et donc les emplois et la prospérité de la Suisse", a-t-il ajouté. Economiesuisse a donné le coup d'envoi de sa campagne commune avec l'Union suisse des arts et métiers (USAM), l'Union patronale suisse (UPS) de l'Union suisse des paysans (USP).

On ne peut pas nier les conséquences positives de la libre circulation, ont martelé les représentant des différentes associations. Le Seco estime que près d'un tiers de la croissance économique entre 2004 et 2007 lui est imputable.

Pour certaines spécialités, la main-d'oeuvre suisse disponible - qualifiée et non qualifiée - est insuffisante. La possibilité d'engager des ressortissants de l'UE répond donc à un réel besoin des entreprises et de l'agriculture.

"Contrairement aux craintes agitées par ses adversaires, la libre circulation n'a pas engendré d'immigration massive, de dumping salarial ou de tourisme social", a pour sa part noté le vice-président de l'USAM, Dino Venezia.

Même si la votation porte sur la libre circulation, l'enjeu est bien plus large, ont par ailleurs rappelé les organisations. Si la Suisse refuse la reconduction de la libre circulation, tous les accords bilatéraux I disparaîtront également.

Or, ces derniers ont fait leurs preuves. L'UE est de loin le principal partenaire commercial de la Suisse. Un franc sur trois est gagné grâce au commerce avec l'UE et un emploi sur trois en dépend.

 

Il eut été surprenant que ces organisations disent le contraire. Le seul problème, c’est qu’ils n’argumentent pas avec autre chose que « pas d’alternatives », « conséquences désastreuses », qu’il n’y a pas de dumping social, il suffit de voir ce que gagne, par exemple, un cuisiner diplômé (CFC) à Genève pour se rendre compte que dumping il y a. Demandez aux caissières des Migros ou Coop si la présences des frontalier(es) n’est pas néfaste à leurs revenus. Il est clair que pour les milieux économiques, la baisse des salaires n’est pas du dumping, c’est juste de la concurrence.

La menace de la disparition des autres accords bilatéraux, les six autres chapitres des bilatérales I, est réelle. Il faut juste savoir qui en souffrira le plus. Il n’est pas sur que ce soit la Suisse.

Ce qui m’étonne le plus dans la campagne pro européenne, c’est le manque d’arguments chiffrés.

Pourquoi ne fait on que nous rappeler que la création de 200'000 places de travail alors qu’on oublie de nous dire que 150'000 d’entre elles ont été prises par des étrangers au détriment des travailleurs suisses. Que seuls 50'000 chômeurs suisses ont retrouvés du boulot ! Quid des 100'000 personnes restant sur le carreau ? Et que dire de la balance commerciale largement en faveur de l’Europe ?


 

 

 

 

Commentaires

Ouf ! Enfin quelqu'un qui reconnaît ces invisibles et inodores "100'000 personnes restant sur le carreau" avec tout de même des compétences. Justement, je me posais la question du pourquoi de mon inexistence, hors des statistiques. Risibles et scandaleux tout à la fois sont les manipulations et les mensonges ! Je croyais en mon pays en son futur pour mes enfants ! D'ici 5 ans environs, combien de personnes seront dans la rue à mendier faute d'aide sociale car les caisses seront vides. Que penseront tous les Jeunes à qui l'on a systématiquement menti en disant que les Vieux sont des millionnaires et des fainéants alors que nos employeurs nous ont mis à la porte pour les engager. De même des politiciens qui annoncent sur les radios que les suisses ne savent pas travailler...

Écrit par : adélaïde | 10/01/2009

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