09/01/2009

La gauche demande de voter oui à la libre circulation

Tant la prospérité de la Suisse que l'efficacité des contrôles antidumping dépendent directement de la libre circulation." Forte de cette conviction, la gauche a appelé les Suisses à voter "oui" le 8 février et à ne pas céder aux sirènes de l'UDC.


Le comité rose-vert pour la reconduction de la libre circulation des personnes et son extension à la Roumanie et la Bulgarie est persuadé qu'un rejet dans un mois serait le pire scénario alors que la récession est en train de s'installer. Il fragiliserait à la fois les entreprises helvétiques et l'édifice des accords bilatéraux avec l'Union européenne (UE), en vertu de la "clause guillotine".


Autre préoccupation: l'avenir des mesures d'accompagnement. "Un 'non' affaiblirait voire provoquerait la disparition de ce dispositif de protection et de contrôle des salaires", a averti le président du PS.

Pour lui, le scepticisme exprimé par une partie de la gauche n'a pas lieu d'être. Des améliorations sont certes encore nécessaires, mais refuser le paquet en votation serait un "autogoal", a analysé le conseiller national fribourgeois.

 

Le PS est gonflé. Lorsqu’il avance :

 "Un 'non' affaiblirait voire provoquerait la disparition de ce dispositif de protection et de contrôle des salaires"

Monsieur Levrat ne se rend donc pas compte qu’en cas de non, le dispositif antidumping n’aurait plus de raison d’être ?  Oublie-t-il aussi que les tribunaux européens ne reconnaissent pas le dumping salarial comme une faute des employeurs ? Que les syndicats ont été déboutés déjà deux fois à ce sujet ?

Comme les autres partisans, il n' ya pas d'arguements dans l'acceptation de ce vote par le PS:

 

Ce comité est persuadé.... - le scepticisme exprimé par une partie de la gauche n'a pas lieu d'être.

 

Pourquoi n’obtient pas de réponses ? Je veux bien admettre que les politiques ont autres choses à faire que de lire mon petit blog antieuropéen, mais même lorsque l’on pose des questions sur leurs blogs on n’a pas de réponses. Cela voudrait-il dire que les blogs des politiciens ne sont là que pour être lu ? Pas pour recevoir des commentaires et encore moins pour répondre aux questions ?

 

 

 

09:00 Publié dans Economie, Europe, Politique, Suisse | Tags : cf, ps, prd, pdc, udc, mbg | Lien permanent | Commentaires (5)

Commentaires

Sans être à proprement parler un politique, mais chaud partisan du OUI, je vais tenter de vous répondre.
J'ai été très surpris par l'argument que je viens d'entendre dans la bouche du jeune Tettamanti, qui appelle à un "Non" de gauche le 8 février, en affirmant que des entreprises étrangères pourraient répondre à des appels d'offre en Suisse aux conditions salariales de leurs pays d'origine. Première nouvelle ! D'où sort-il une invention pareille ?

Cela signifierait que les mesures prévues par les accords bilatéraux et notamment en Suisse, le fait qu'une entreprise étrangère doit se soumettre aux conventions et usages en vigueur en Suisse, salaire et autres, tomberaient.
Or rien de tel n'est prévu, puisqu'il s'agit au contraire de reconduire définitivement les accords bilatéraux. Qui protègent les conditions salariales des travailleurs suisses.

C'est juste un mensonge de plus, que j'attribue dans le cas de Tettamanti, à une sorte de fantasme malsain d'aggraver la situation au point de se retrouver dans une situation révolutionnaire...

Accessoirement, je vois mal, à Genève, des entreprises françaises remporter un appel d'offres avec des travailleurs bossant 35 heures par semaine...

Même les organisations internationales établies à Genève prévoient, dans leurs appels d'offre le respect des conventions locales et des procédures de contrôle des entreprises sur ce point, qui doivent s'engager par écrit à respecter les usages syndicaux en vigueur pour pouvoir simplement déposer leur offre...

Alors il faut arrêter de fantasmer !

Écrit par : Philippe Souaille | 09/01/2009

L'impression générale qui se dégage (et ce, depuis quelques années) c'est que la notion même de la négation, n'a plus de raison d'être.

Il faut dire oui à tout.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 09/01/2009

@Philippe Souaille,
Bonjour. Merci de votre commentaire.
Pour le dumping, je vous renvoie au jugement de la cour européenne, d'une de mes précédente note. Voici le lien
http://www.europaforum.public.lu/fr/actualites/2008/04/viking-ogbl/index.html
Pour ce qui concerne les entreprises françaises, je ne demande qu'à vous croire, mais ce que j'aimerais vraiment, c'est une statistique officielle. Je pense qu'il doit en exister une. Je doute franchement que des autorités qu'elles soient fédérales, cantonales ou municipales puissent ne pas en avoir. Que ces autorités les publient!
@Victor,
Bonjour Victor, merci pour le commentaire. Soyons plus ouverts que cela, de temps en temps il faut savoir dire non..........
Amitiés

Écrit par : salegueule | 10/01/2009

M. Von Dach, le texte que vous citez concerne des litiges à l'intérieur de l'Union européenne. Jusqu'à preuve du contraire. la Suisse n'en fait pas partie et n'est donc pas concernée. Les accords bilatéraux que nous devons reconduire le 8 février prévoient expressément des mesures d'accompagnement. Et en Suisse, de par la volonté de la Suisse, non-membre de l'UE ces mesures sont précisément l'obligation de respecter les conventions collectives et minimas salariaux.
Sur le fond, on peut discuter de l'utilité de cette directive ou non, mais elle ne s'applique pas chez nous, tant que les accords bilatéraux nous en protègent. Si ceux-ci sont dénoncés, il se pourrait que la seule solution viable pour l^économie et le bien être du pays soir de carrément rentrer dans l'UE. Donc retour de la directive, par la grande porte, cette fois.

Écrit par : Philippe Souaille | 10/01/2009

@Philippe Souaille. Ce que vous dit est une enorme non verité. 1) le Lignon a prodédé il y a quelques mois au cablage, j'ai visité le lieu et parlé avec les trois ouvriers, ils venaient de France en soustraitance pour effectuer cet travail, ont appel célà " des ouvriers détachés" payés en France et non en zone frontelière, aux prix français. 2) Aux garages du Lignon ils ont installée des portes coupe-feu dans les accés, vous avez déjà déviné..et oui.. Felici aussi. Alors ne nous racconté pas des sornettes. Allez au parking privé en sous-sol du centre commercial du Lignon, il y a que des plaques françaises, allez à la route de Base devant les Laiteries Réunies, il y a que des plaques françaises. Tous des spécialistes? SVP votre plaisanterie ne fait pas rire. En attendant il y a des chômeurs à Genève que ne trouvent pas du travail du fait qu'ils ont plus de 40 ans.Ont peut aussi aller voir ailleurs: les TPG, et autres.

Écrit par : Diogenes | 10/01/2009

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