10/01/2009

Libre circulation, énorme piège à C.. ?

Depuis l’entrée en vigueur de la libre circulation, les partisans du oui se targuent de la création en Suisse de 200'000 emplois. Dans le même temps, le nombre de chômeurs n’a diminué que de 50'000 personnes environ. Par contre, les partisans du oui omettent de préciser que nombre de places de travail ne permettent pas (ou plus) de vivre à celles et ceux qui occupent ces emplois.

A force de vouloir faire baisser les prix dans les commerces, on a réussi, par la concurrence entre les salariés, à faire baisser les salaires, malgré les lois anti-dumping, on a aussi réussi à faire baisser les prix payés aux producteurs, mais on n’a pas réussi à diminuer les marges des intermédiaires et des commerçants.

Il y a eu un transfert des charges des entreprises vers le contribuable. Les cantons, Genève par exemple, doivent subventionner les travailleurs dont les salaires ne suffisent pas à payer les primes d’assurances maladies. A Genève toujours, l’Etat doit également subventionner les loyers payés par ces mêmes travailleurs. Finalement, les entreprises font du bénéfice en ne permettant pas à leurs employés de gagner suffisamment d’argent pour vivre décemment. La différence étant prise en charge par l’Etat, ils auraient tort de se gêner.  En refusant la libre circulation, il est probable que  la concurrence serait inversée. Le manque de travailleurs ferait certainement monter les salaires et diminuer les impôts puisque les aides diminueraient. Ce n’est évidemment pas de l’intérêt des entreprises car cela ferait baisser les bénéfices des patrons. Les cours des actions, dans un premier temps en tout cas, n’iraient pas dans le sens qu’espèrent les actionnaires.

Il n’est en tout cas absolument pas normal qu’un salarié ne puisse plus vivre de son salaire s’il n’a pas d’aide sociale du canton. Si on reprend l'histoire, on peut penser que les trente glorieuses l’étaient parce que la main d’œuvre manquait, pour faire du bénéfice les entreprises devaient « donner » du pouvoir d’achat aux travailleurs. La fin des ces années correspond plus ou moins au début de la C.E.E., cette institution qui a remplacé la C.E.C.A.

Il est « moderne » de parler Europe, de vouloir participer à la création de cet énorme marché.

En y réfléchissant, on se rend compte que cette Europe ne fonctionne pas. Qu’elle nourrit une quantité astronomique de fonctionnaires, de technocrates, de règles que plus personne ne peut maîtriser et même comprendre.

La Suisse, en refusant d’accepter le « paquet antidémocratique » qu’est le sujet de la votation du 8 février, refuserait l’arnaque proposée par le gouvernement et soutenue par une majorité du parlement.

En acceptant le chantage de l’effet guillotine, nous nous verrons forcé, le moment venu d’accepter la Turquie. Puis d’autres. Dans un temps pas si lointain, la Suisse sera en Europe ce que sont aux Etats-Unis les réserves d’indiens ! Des curiosités touristiques !

Commentaires

Un bien beau discours idéologique.
Dès la 3ème ligne, on tombe dans un bien pauvre raisonnement : "Par contre, les partisans du oui omettent de préciser que nombre de places de travail ne permettent pas (ou plus) de vivre à celles et ceux qui occupent ces emplois."

Quel est le lien entre les working poor et le travail des étrangers ? Vous n'avez rien prouvé du tout ! Sur quelles chiffres et quelles études vous basez-vous ?

Pas la peine de répondre, j'ai la réponse : Aucune.

Et puis quel est le lien entre l'Europe, son fonctionnement et la votation du 8 ? On ne nous demande pas de voter pour l'adhésion à l'UE ! Très franchement, votre développement est plus que limite, voire malhonnête tant il est idéologique...

Écrit par : David | 10/01/2009

La Suisse est déjà une réserve d'Indiens aux yeux de tous les étrangers supercompétents qui ont suivi leurs employeurs qui bénéficient de super rabais fiscaux pour venir s'établir en Suisse.
Même les Français en rigolent car la réciprocité n'existe pas ! Ils doivent certainement déduire que nous sommes tous des "C" d'Indiens incompétents !

Écrit par : adélaïde | 10/01/2009

@David,
Bonjour, merci de votre commentaire.
Il n' y a nul besoin de statistique pour constater que nombre de places de caissières de magasins par exemple sont occupées par des frontalières. Combien de places de travail dans la restauration, dans l'hôtellerie sont occupés par des frontaliers parce que les revenus qui sont proposés ne permettent pas de vivre à Genève? Je reprends l'exemple d'un autre de mes billets sur les cuisiniers. Un bon cuisinier avec un CFC et 10 ans d'expérience ne gagne pas 60'000 francs brut par année malgré les horaires impossibles, les week end et jours fériés au boulot! Comment payer son loyer ses assuances et faire vivre une famille avec ce montant à Genève? Il n' y a pas de HBM ou HLM libre, il faut donc prendre un loyer libre dans un appartement sans confort!
Pourquoi? Simplement parce qu'il y a une invasion d'étrangers qui font ce boulot. Pour un frontalier français, 60'000 francs brut c'est environ 40'000 Euro soit près de deux fois le SMIC! Idem pour las caissières des grands magasins etc... Seuls les postes dans le secteur tertiaire sont correctement rémunéré. Ces salariés là par les impôts excessifs qu'ils paient prennent en fait en charge les workings poor!
Quant au lien avec l'Europe, il est vite trouvé. Quels sont les premiers bénéficiaires des emplois en Suisse en cas d'acceptation de la libre circulation?
Rien ne vous empêche de me prouver le contraire!

Écrit par : salegueule | 10/01/2009

Si les paies sont insuffisantes c'est peut être aussi justement que les prix sont trop élevés, du fait de la cartellisation en Suisse ? Et si les grosses fortunes étaient davantage imposées, grâce à l'Europe, peut-être aussi que la classe moyenne le serait moins? Bref on peut prendre vos raisonnements par l'autre bout de la lorgnette. Ils n'ont pas vraiment de sens.

Écrit par : Jean Lambert | 10/01/2009

Sale Gueule, s'il ne peut plus faire vivre sa famille à Genève, votre cuisinier,
avec 60 000 /an (entre nous je connais de très très près des gens qui y parviennent) il peut toujours aller vivre en France voisine, dans les mêmes conditions que ce veinard de frontalier qui se tape la route tous les matins. Grâce aux bilatérales, il en a le droit. Dans toutes les villes du monde, il y a des quartiers du centre ville trop chers et de lointaines banlieues moins chères...
Ou alors, il faut obtenir des autorités (et peut-être de la constituante qu'elle change la loi pour obliger les autorités) qu'ils construisent davantage de HBM bien situés.
Je connais surtout des gens dans la restauration qui préfèrent engager des français formés au métier que des chômeurs genevois qui étaient avant ouvriers du bâtiment ou employés de banque et qui n'en ont strictement rien à foutre de servir des clients avec des horaires impossibles. C'est un métier et ils le font très mal.
Alors on peut décider de fermer la frontière et de renvoyer les étrangers, mais je vous signale juste que ça va faire aussi passablement de clients en moins, donc forcément moins d'emplois... notamment dans les restaus.
Les bilatérales et les étrangers, c'est de la croissance. Les virer, c'est de la récession, et j'aimerais bien que vous me trouviez un seul exemple, n'importe où dans l'histoire, où la récession a fait augmenter les salaires et diminuer le chomâge ?

Écrit par : Philippe Souaille | 10/01/2009

@salegueule - merci pour le commentaire. C'est rassurant de vous lire. Effectivement, j'ai payé pas mal d'impôts moi-même pendant plusieurs années. Maintenant, cela fait deux ans que je cherche un travail sans aucune prétention salariale et je reçois bien entendu des réponses négatives de la part de personnes aux noms d'origine française, allemande et même russe avec la mention: "votre profil ne correspond pas". Du jour au lendemain, trilingue et 33 ans d'expérience, je suis devenue une incapable ! Résultat: je ne paie presque plus rien à l'AVS, AI. Je ne participe plus de tout au circuit économique. Je porte les mêmes vêtements et j'use la même voiture jusqu'à la corde et surtout, ce que j'apprécie le plus c'est de payer le moins d'impôts possible. J'ai fini d'entretenir l'humanité entière. Je suis une adepte du Développement Durable et je serai enfin entretenue par l'Etat. J'ai aussi apprécié d'avoir pu profiter - bien malgré moi et surtout ma volonté de travailler - profiter de mes 33 années de cotisations de chômage durant 400 jours, soit env. CHF 130'000.-- + les cours !! Merci Economiesuisse, Merci Doris et tous les autres !

Écrit par : adélaïde | 10/01/2009

"Il n' y a nul besoin de statistique pour constater que nombre de places de caissières de magasins par exemple sont occupées par des frontalières."
Ah bon ? A quoi reconnaissez-vous une frontalière, en pasant à la caisse ? Vous leur demandez à chaque passage où elle habite ? Combien en voyez-vous personnellement par jour, des caissières, pour que vos données aient un intérêt statistique ?

Je fais mes courses à Genève et je suis bien incapable de dire où habitent les caissières qui encaissent mon argent. Et je dois dire que ça ne m'intéresse pas beaucoup de le savoir, l'essentiel étant qu'elles fassent correctement le travail pour lequel leur employeur les paient.

Écrit par : Tatage | 10/01/2009

@Jean Lambert
Vous avez presque raison. Presque parce que si l'on parle de l'alimentation et des biens courants, il y a un problème de prix. Par contre, pour les loyers, les assurances maladies, il y a un problème de revenus! Quant à la fiscalisation des grosses fortunes, elle est suffisante. Ce n'est pas en taxant plus les uns que la solution sera trouvée, il faut que chacun puisse vivre normalement avec ce qu'il gagne. Nous ne pouvons pas tous être comme les paysans, subventionné pour travailler, il faut bien produire pour distribuer.

Écrit par : salegueule | 10/01/2009

@Philippe Souaille,
Bonjour, merci de votre commentaire.
Je tiens à féliciter vos amis qui arrivent à vivre avec si peu. Combien sont-ils?
Ont-ils un appartement subventionné? Reçoivent-ils des subventions pour les assurances maladies?
Merci de m'envoyer les adresses d'appartement bon marché libres dans la banlieue genevoise. Si vous m'aviez bien lu, j'ai parlé de cuisinier au bénéfice du CFC, donc du métier. Pour ce qui est des dépenses des frontaliers en Suisse, elles sont dans une grande partie des cas nulles. Je travaille dans une petite banque, nous avons 4 frontaliers, une amène sa gamelle au bureau, deux sortent prendre un sandwichs et le dernier va manger sur France....Bravo pour votre exemple!
Un proche dirige une PME, tous les frontaliers sans exceptions mangent à l'Usine des plats qu'ils ont préparés la veille à la maison. Ne croyez surtout pas que les frontaliers font vivre les commerces genevois. A part les stations d'essence...

Écrit par : salegueule | 10/01/2009

Si les salaires sont bas maintenant en CH c'est parce qu'il y a eu la crise en 2001/2002 et au même moment, les bilatérales donc la pression sur les salaires du fait que les employés en Suisse sont majoritairement au bénéfice de CFC et sans titres universitaires, ce qui n'a pas empêché la CH de vendre des produits de qualité et d'être reconnue aussi pour son sérieux et la Paix du Travail avant les bilatérales.
Avec toutes les personnes si compétentes qui proviennent de France, je n'arrive toujours pas à comprendre comment la France se trouve dans une M.... aussi grande, avec un déficit inimaginable qu'elle n'arrive pas à combler. Donc, où sont ces Super Français si compétents qu'ils viennent en Suisse nous dire comment il faut faire alors qu'ils sont totalement incapables de gérer leur propre pays ! Et en plus Sarkosy devrait être super content d'avoir ces connards de Petits Suisses pour diminuer son taux de chômage et plutôt nous remercier pour nos sacrifices ! Dixit pour les allemands, Monsieur le Ministre des Finances, incapables de retenir la fortune de leurs patrons !

Écrit par : adélaïde | 10/01/2009

@Adélaïde
Bonjour, merci pour votre commentaire.
La baisse du pouvoir d'achat a en fait commencer dans la 2ème moitié des années 80. Juste après une les années de très forte inflation. La lutte contre l'inflation, cheval de bataille de la gauche particulièrement, souvenez-vous de Mitterrand à ce sujet, c'est dès que les états ont commencé a vraiment lutter contre l'inflation et la maitriser (pensent-ils) que le pouvoir d'achat a commencer à sérieusement baisser. Les Etats dont l'endettement diminuait mécaniquement avec l'inflation ne maitrisent plus leurs dettes depuis qu'ils pensent dominer l'inflation. L'inflation zéro favorise les nantis au détriment des "pauvres". L'inflation est une forme cachée de redistribution de la croissance, un meilleur partage des fruits du travail. C'est pour cela qu'il est étonnant que la gauche lutte tant que cela contre l'inflation. A moins que comme je le pense, dans les démocraties de l'Europe occidentale, la gauche fait le sale boulot de la droite et la droite le sale boulot de la gauche. Malgré les prises de becs, ils sont pour la plupart copains comme cochons...

Écrit par : salegueule | 11/01/2009

Adélaïde, à votre avis, où en serait la Suisse sans le secret bancaire qui fait que les patrons européens viennent effectivement planquer leur fric ici comme vous dites - au lieu de payer des impôts chez eux - et ce depuis 60 ans, ce qui bénéficie à l'économie suisse de manière considérable, l'argent prêté aux entreprises suisses étant de ce fait moins cher qu'ailleurs ?
Sale Gueule, l'inflation étant l'une des causes identifiées de la montée du nazisme, je peux comprendre les démocraties européennes. D'autant que la principale cause de l'écart grandissant entre superriches et classes moyennes est précisément à chercher dans le tourisme fiscal, dont seuls les vraiment riches peuvent bénéficier et qui fait retomber le poids de l'impôt sur les classes moyennes. Y compris en Suisse.
Et pour répondre à votre question à mes amis: 1 adulte, 2 ados, dans un 4 pièces à 1550 FS de loyer. 510 FS d'assurances maladies mensuelles (franchise maximale) sans subvention, voiture de 11 ans, courses en France parce que moins chères, malgré tout.

Écrit par : Philippe Souaille | 11/01/2009

@Tatage: "Il n' y a nul besoin de statistique pour constater que nombre de places de caissières de magasins par exemple sont occupées par des frontalières."
Ah bon ? A quoi reconnaissez-vous une frontalière, en pasant à la caisse ?
Quelqu'un me disait que la présence de caissières françaises (appelées maintenant "hôtesses de caisse" en France) l'avait frappé au moment où ses sacs de commission (aussi appelés cornets, etc.) ont commencé à être signés au passage aux caisses.

Écrit par : Mère | 11/01/2009

@salegueule - D'accord avec votre point de vue. Concernant l'inflation et la perte du pouvoir d'achat, je me référais à mon expérience d'employée avec la pression sur les salaires pour trouver un job, ces dernières années. Mais peut-être que je me trompe aussi. Quant aux syndicats comme les partis de gauche, ils m'ont toujours paru très suspects:
1. Ils ne s'occupent que des ouvriers (secteur secondaire) alors que ce secteur disparaît de + en + en faveur du tertaire du moins en Suisse. Les associations comme la SEC et ASEB & SKA pour les citer à titre d'exemple ne défendent pas suffisamment les employés et les cadres "moyens". Il n'existe aucune défense contre le dumping des salaires dans les entreprises commerciales, financières.
2. Les syndicats n'ont pas évolué par rapport à leur idéologie de base, par exemple, le dernier cas avec M. Levrat qui achète une action UBS pour donner son opinion à l'une des toutes dernières AG de l'UBS ! Pourquoi les syndicats n'ont pas agi dans ce sens dès les années 80, pour défendre les intérêts des ouvriers et des employés de commerce ? (Je me réfère aux années 80, effectivement, comme vous le mentionnez avec la baisse de l'inflation, s'en est suivi la baisse des taux d'intérêt et la revalorisation des actions... laquelle s'est terminée tout dernièrement avec un éventuel plongeon en déflation (autre sujet) ??!!)
3. Chaque fois que la gauche soutient un projet en faveur de la population, le résultat va toujours à l'encontre du bien du "petit" peuple et la classe moyenne perd aussi et en plus elle finance ce même "petit" peuple. Par exemple: 90'000 valaisans recevront l'aide du Gouvernement VS pour payer les primes des Caisses Maladie, 80'000 fribourgeois de même. Il y a 90'000 bernois au seuil de la pauvreté. Combien dans toute la Suisse alors que Economiesuisse issue de St-Gall et Doris Leuthard (non économiste à la base) parlent d'une croissance économique sans précédent ! Un miroir aux alouettes extraordinaire et un immense marché des dupes.
La Suisse est devenue malgré toutes les lois et carcans que l'on n'arrêtes pas à nous asséner un no man's land des entreprises et des employés avec un nivellement vers le bas sans précédent à tous les niveaux !

Écrit par : adélaïde | 11/01/2009

@Philippe Souaille,
Bonjour, merci de votre réponse partielle.
Vous m'avez répondu pour vos amis, mais pas pour les appartements bon marché...
Un appartement de 4 pièces pour ce prix, j'en connais beaucoup qui le prennent immédiatement. Ls course sur France ne sont meilleurs marché que pour certains produits, pour autant que l'on ne regarde pad de trop près la qualité.

En ce qui concerne le tourisme fiscal, il ne se fait que par des citoyens qui ont des tarifs fiscaux confiscatoires. Vous ne voyez que les citoyens de certains pays ouvrir des comptes en Suisse. Par ailleurs, de plus en plus de ces comptes sont "officiels" donc déclarés. Les gouvernements des pays concernés se gardent bien de l'annoncer, ils perdraient ainsi l'occasion d'avoir un bouc émissaire pour expliquer les déficits chroniques...
D'autre part, plusieurs pays européens, (Autriche, Belgique, Luxembourg, etc)
offrent des avantages fiscaux peut-être plus importants que ce que trouvent les étrangers en Suisse. Pour mémoire, depuis l'introduction de la taxation des revenus d'intérêts des nationaux européens, nous avons une vision plus précises des montants concernés. L'an dernier, env 500 millions de francs ont été versés aux pays européens pour cette taxe. C'est bien loin des montants que les pays européens estiment perdre fiscalement. C'est bien la preuve qu'ils n'ont pas de vraies idées des montants placés en Suisse par leurs citoyens.

Écrit par : salegueule | 11/01/2009

@Philippe Souaille - Les revenus que tirent les pays de la CE quant à l'imposition des avoirs déposés en CH de leurs ressortissants respectifs ne touche en fait que les tous petits épargnants européens, comme toujours. Les petits qui ont épargné petit à petit en transpirant sous les effets des impôts confiscatoires. Les grandes fortunes, elles, sont déjà sous d'autres cieux beaucoup plus cléments et qui ne plieront jamais face aux "menaces" de la Communauté européenne. Par exemple Singapour ! Cela plus de vingt ans que je l'avais mentionné alors que M. Raymond Lorétan y était notre représentant et que la Banque cantonale vaudoise y avait déjà ouvert des bureaux ! Singapour, ville extrêmement propre, est devenu un Private Banking excellent qui va se développer aussi grâce à la croissance des pays asiatiques. Pourquoi rester encore en Suisse ? Pourquoi même en Europe qui sera la grande perdante des chamboulements actuels car trop chère en terme de charges sociales et aux déficits démesurés. De plus, l'Asie n'a pas été autant affectée par les Subprimes et l'affaire Madoff comme l'ont été les banques et les particuliers européens. L'Asie ne connait pas encore les charges sociales, l'AVS, l'AI, les LPP, les Caisses Maladie, du moins pour l'instant. C'est tout de même assez amusant que les américains magouillent toujours autant au dépens des Européens et des Suisses ! Là, où il y a de l'argent à prendre. Une fois que la Suisse aura perdu son statut de pays riche avec un secret bancaire en lambeaux, il n'y aura plus de travail pour les membres de la CE. Allez plutôt en Roumanie. Et là-bas, je ne pense pas que les roumains vous accueilleront tous les bras grand ouverts comme nous l'avons fait ici en Suisse. Ce sera plutôt le contraire,à mon point de vue rien qu'en écoutant le reportage du Téléjournal de hier soir !

Écrit par : adélaïde | 12/01/2009

Certains pays offrent aujourd'hui des avantages fiscaux importants. Cela n'a pas toujours été le cas. Le secret bancaire, dans les années d'après guerre était une spécialité suisse. Qui a offert à La Suisse et aux entreprises suisses un avantage comparatif considérable sur les coûts d'investissements, car le loyer de l'argent, relativement à l'inflation y était nettement moins cher qu'ailleurs. Ce n'est pas moi que le dit c'est une étude financée par les banques helvétiques.
Depuis nombre de pays se sont réveillés et s'y sont mis, sans compter la dérégulation des marchés financiers. Ce qui fait que le secret bancaire est effectivement moins important. Mais dès lors, pourquoi le défendre becs et ongles ? Je suis d'avis que la place financière suisse et genevoise en particulier, a de solides arguments à faire valoir sans lui, dans la concurrence internationale.
Cela étant, voter non , le 8 février, c'est le meilleur moyen de le mettre en danger, le fameux secret bancaire, car il faudra renégocier tout le paquet !
L'argument de la fiscalité confiscatoire opposé à notre démocratie directe me fait doucement rigoler. En l'occurrence, ces fiscalités ont été mises en place par des gouvernements légaux, élus démocratiquement dans le respect de leurs législations nationales. Et ce n'est pas à nous de décider ce qui est confiscatoire ou pas. C'est de l'ingérence dans la manière dont ils gèrent leur démocratie et leurs affaires.
La somme des 500 millions prélevée sur les gains réalisés sur les placements en Suisse correspond à notre système d'imposition (tout en zappant au passage l'impôt sur le fortune), mais n'a rien à voir avec ce que pourraient réclamer les Etats concernés à leurs ressortissants, en fonction de leurs diverses législations.
Pour le 4 pièces à 1550, je suis d'accord, c'est un coup de bol. Pour la qualité des produits en France, vous faites vraiment dans le poncif et le cliché. Il existe en France des gammes de produits de qualité inférieure (et heureusement parce que je vous rappelle que 5000 FS en France, c'est un excellent salaire), mais à peu près tous les produits disponibles en Suisse sont disponibles en France, sauf qu'en France, le choix est nettement plus vaste.
Cela me rappelle une amie qui récemment ne voulait pas garer sa voiture à Annemasse (une petite Nissan) par peur de se la faire vandaliser. J'ai été frontalier 33 ans. Et on ne m'a jamais rien volé dans ma voiture... sur France. Par contre entre la voiture de mon épouse (plaques CD) et la mienne (plaques GE), nous avons eu trois fois en huit ans des rayures dans des parkings à Genève... et même une fois un cabossage à coups de pieds, rue de Lausanne, sur la voiture avec plaques CD, mon épouse seule à l'intérieur. Plus deux tentatives d'effraction, avec changement de serrures des portières.
Alors, ce que je crois, honnêtement, c'est qu'il serait temps d'arrêter avec ces accès de xénophobie primaire tous azimuths, anti-diplomates, anti-frontaliers, anti-européens, avant que cela ne dégénère grave...

Écrit par : Philippe Souaille | 12/01/2009

@Philippe Souaille,
Bonjour, merci pour votre commentaire. Vous avez raison sur un point, les taux d'impositions dont nous parlons sont ceux de démocraties, ou de pays qui se disent démocrates! Le terme confiscatoire est utilisé par les clients des banques suisses qui proviennent de ces pays. Nombre d’entre eux rapatrieraient leurs fonds si les impôts ne leur « mangeaient » pas tout ! Le ministre allemand ne se gêne pas, lui de critiquer les taux fiscaux que nous appliquons en Suisse, le lui avez-vous reprocher?

En ce qui concerne la sauvegarde du secret bancaire, il n’est pas certain qu’il y ait quoi que ce soit à renégocier puisqu’Il apparaîtrait qu'il ne soit pas sûr que la clause guillotine existe comme le prétendent les membres du CF. S'il s'avérait effectivement que cette clause n'existe pas, la messe sera dite. D’autre part, en cas de non, l’UE serait peut-être plus demandeuse de garder les autres volets de des bilatérales I que la Suisse. Je continue à penser que les bilatérales sont beaucoup plus avantageuses pour l’UE que pour la Suisse.

Les 500 millions n'ont absolument rien à voir avec notre imposition, c'est le fruit de la négociation des bilatérales 2. Le taux, progressif, a été fixé par l'EU et la Suisse. Nous faisons là un extraordinaire travail, puisque nous prélevons un impôt en faveur d'autres pays. Quant aux soi disant accès de xénophobie primaire, l'arrogance de certains vis-à-vis de nationaux proches de la pauvreté, l’explique aisément. Il ne faut pas pousser. Les détenteurs de plaques CD ne passent pas pour être des conducteurs exemplaires, au contraire, combien de fois en voit-on profiter de leur impunité pour mal se garer, ne pas respecter les priorités etc...Je sais que ce n'est pas forcement la généralité, mais ça existe. Et vous savez aussi bien que moi que même s'ils sont verbalisés, ça ne sert à rien!
Pour ce qui des anti-frontaliers, anti-européens, anti-ci ou ça, c'est peut-être simplement une overdose…..Le trop plein quoi !

Écrit par : salegueule | 12/01/2009

Cher Monsieur, que de clichés encore une fois.
La majorité des plaques CD sont des fonctionnaires internationaux. Comme d'ailleurs lorsqu'ils sont employés d'ambassades, les amendes qu'ils reçoivent sont communiquées à leur hiérarchie. Qui leur recommande et conseille fortement de les payer. Je ne sais pas ce que dirait le citoyen helvétique lambda si ses amendes de circulation ou de parking atterrissaient directement sur le bureau de son patron, au moment de sa notation annuelle.
De toute manière, ce n'est pas une raison pour rayer à la clef des voitures garées normalement dans des parkings ou sur des places de stationnement légales.
Pas plus tard que jeudi dernier, ayant rendez-vous au Starbucks de Cornavin à 18h, je me suis fait agresser à l'entrée par un mendiant à qui je n'ai rien voulu donner.
Le type m'a décoché un coup de poing à l'épaule... et a filé. C'était évidemment un toxicomane. Et j'en mettrai ma main au feu, un Suisse. Ou en tout cas, à son aspect et son accent, un type né ici. Et certainement pas un Rom, ni un maghrebin, ni quoi que ce soit du genre que nombre de gens ayant le même genre de discours que vous aiment à conspuer...
J'ai effectué des reportages dans une cinquantaine de pays, dans les zones les plus glauques du monde, et c'est la première fois que je prend un coup parce que je refuse de donner à un mendiant.
Pour ce qui est de la clause guillotine, vous répétez n'importe quoi. Allez voir mon blog et vous pourrez y lire le texte intégral des clauses 24 et 25, extrêmement claires:
les accords s'appliquent sur l'intégralité du territoire de l'UE (y compris si celui-ci s'étend) et ils ne sont pas saucissonables, mais à prendre ou à laisser. En bloc.
Maintenant si vous croyez sincèrement que ces accords sont favorables à l'UE, vous devriez en parler avec les négociateurs suisses qui ont sué sang et eau, héroïquement, durant des années, pour obtenir ce qu'ils sont. Leur pugnacité a été saluée par tous, mais évidemment, vous savez forcément mieux que tout le monde.
Au fait, pourquoi croyez-vous que l'UDC joue les équilibristes, en expliquant aux gens que voter "Non", c'est en fait voter "OUI mais", s'il est si bien protégé, le secret bancaire et si ce serait tellement cool de tout renégocier...
Quand aux 500 millions, ils correspondent très exactement à 35% d'imposition sur le revenu des comptes et dépôts bancaires non résidents en Suisse. 35% en fin d'année sur les revenus de votre compte, cela ne vous rappelle rien ? Et vous dites que vous travaillez dans une banque ? C'est le fruit de cet impôt, prélevé sur tous les comptes en Suisse, qui lorsqu'il concerne des fonds non résidents basés dans l'UE est rétrocédé à l'UE. Et c'est la Suisse qui a proposé cette formule à l'UE, qui l'a acceptée... et qui se demande aujourd'hui si elle a bien fait.
Quant au ministre allemand, il critique les taux fiscaux que nous pratiquons chez nous à l'égard des entreprises de chez lui. Ce qui à mon sens peut se comprendre, surtout lorsque ces taux sont spécifiques aux entreprises et dépôts étrangers...
Mon cousin est dentiste en Allemagne et ça le fait effectivement hyperrâler de payer plus de 50% d'impôts... Mais peut-être bien que si un tas de types encore plus riches que lui payaient leurs impôts en Allemagne, au lieu de planquer leur argent quelque part, les gars juste aisés comme lui seraient moins imposés. Et la politique de rigueur allemande a permis d'absorber la RDA et d'affronter aujourd'hui la crise avec une certaine sérénité. Et surtout, surtout, c'est le problème des Allemands et des gouvernements qu'ils se choisissent.

Écrit par : Philippe Souaille | 12/01/2009

"Plus deux tentatives d'effraction, avec changement de serrures des portières."

Et alors? Conclusion? Néant! Vous ne savez rien de vous malandrins. Genevois? Suisses? Etranger? Frontaliers?

"Par exemple Singapour !"

Pourquoi aller si loin? Il y a Monaco, Andorre, Jersey et Guernesey...

"La Suisse est devenue malgré toutes les lois et carcans que l'on n'arrêtes pas à nous asséner un no man's land des entreprises et des employés avec un nivellement vers le bas sans précédent à tous les niveaux !"

A lire les gens de droite on dirait que c'est la gauche qui gouverne en Suisse et qui fait les lois. Bizarre, non?

Écrit par : Johann | 13/01/2009

"Quel est le lien entre les working poor et le travail des étrangers ? Vous n'avez rien prouvé du tout ! Sur quelles chiffres et quelles études vous basez-vous ?"

C'est pourtant simple: avec un salaire plein temps à la Migros, il n'est pas possible de vivre à Genève. Moins de 3000 Francs.

Écrit par : Johann | 13/01/2009

@salegueule

Si la clause guillotine n'existe réellement pas, ne pourrions-nous pas exiger la démission des Conseillers fédéraux et aussi la baisse de leurs salaires et parachutes dorés que sont les rentes Ad vitam æternam ?

Écrit par : adélaïde | 13/01/2009

"@Johann,Pour ce qui est de Genève, la droite n'est plus tellement représentée au gouvernement. [...]"

1) Ce n'est pas le gouvernement qui votre les lois;
2) Parce que Moutinot, Beer, Hiler et Cramer sont de gauche? MDR!

La politique de Moutinot laisse se développer des milices privées. Politique de droite.
Beer continue le travail de démolition de l'école commencée par MBG. Adieu la démocratisation des études.
Cramer, il a fait quoi qui soit "de gauche"?
Hiler a les mains liées pour tout ce qui touche les impôts. Il gère et c'est tout. Et son idée de faire venir les fonds spéculatifs à Genève, c'est sans doute "de gauche"!

Le bilan de 4 ans... rien de favorable aux petites gens.

Écrit par : Johann | 13/01/2009

@Johann,
Bonjour, Merci de votre commentaire.
Seriez vous en train de soupçonner les élus du gouvernement Genevois d'incompétence? Vous avez partiellement raison, ce n'est pas que sur les 4 dernières années qu'il n'y a rien eu de favorable aux petites gens. Cela fait depuis bien plus longtemps. C'est pour cela qu'il faut changer les règles. Finies les bilatérales favorables aux pays de l'Europe, il faut le retour au pouvoir du peuple. Cesser de brader la souveraineté nationale/cantonale. Le travail pour les nationaux. S'il en reste pour les autres on pourra les prendre, mais seulement pour le surplus. Tant qu'il reste un chômeur sur le territoire, pas un seul permis de travail ne doit être délivré.
La démocratisation des études est terminée depuis que la gauche a décidé de l'égalité entre tous. Cette règle, louable dans un monde parfait, s'est traduite par un nivèlement vers le bas incroyable. L'égalité dans les écoles genevoises veut dire tous au niveau du plus mauvais! Ce n'est pas pour rien que les écoles privées font un tabac. Il faut avoir de solides appuis pour pouvoir y inscrire son/ses enfant(s).

Écrit par : salegueule | 13/01/2009

"Seriez vous en train de soupçonner les élus du gouvernement Genevois d'incompétence?"

Ce n'est pas un soupçon.

"Vous avez partiellement raison, ce n'est pas que sur les 4 dernières années qu'il n'y a rien eu de favorable aux petites gens. Cela fait depuis bien plus longtemps."

Oui. Mais seulement 4 ans qu'il y a 4 personnes supposées "de gauche" au CE.

"La démocratisation des études est terminée depuis que la gauche a décidé de l'égalité entre tous."

Quand? Comment? Quelles lois?

"Cette règle, louable dans un monde parfait, s'est traduite par un nivèlement vers le bas incroyable."

Regardez le monde dans lequel nous vivons. Le nivellement par le bas se fait à tous les niveaux. Il est le fait des élèves eux-mêmes (haro sur l'intello!), de leur éducation et donc de leurs parents. Je suis persuadé que la tv, les consoles de jeux, l'ordinateur tiennent lieu d'éducateurs. Trop souvent.

Regardez le monde dans lequel nous vivons. Un monde de fous. De tueurs, d'escrocs. Un monde profondément injuste. Et surpeuplé. Stress pour tous. Un monde de fous.

"L'égalité dans les écoles genevoises veut dire tous au niveau du plus mauvais!"

Je ne pense pas que cette égalité existe.

Écrit par : Johann | 14/01/2009

On sait quels sont les avantages (chiffres à l'appui) d'être dans l'espace Schengen.
Par contre, quels seraient les effets d'un refus, c'est le mystère. Une chose est sûre c'est que Schengen permet une collaboration douanière et policière étroite, si nous en sortons la Suisse sera incapable de gérer les problèmes toute seule en matière de sécurité par exemple par manque d'effectifs, de moyens, de procédures.

Écrit par : demain | 14/01/2009

@Demain,
Bonjour, merci de votre commentaire.
Je doute que nos autorités aient déjà des statistiques fiables en ce qui concerne les accords de Schengen-Dublin. La mise en application de cet accord particulier vient à peine d'être mis en vigueur. Par ailleurs, cet accord là ne fait pas partie des bilatérales I et n'est par conséquent pas touché par la clause guillotine. J'admets cependant qu'il sera beaucoup plus difficile d'appliquer cet accord sans la libre circulation. Il faut noter aussi que cet accord ne concerne pas non plus tous les membres de l'UE. Les pays membres de l'UE mais pas de Schengen doivent avoir quelques difficultés....Ces pays restent cependant en dehors de Schengen!
La Suisse a jusqu'à maintenant gérer les problèmes que vous citez.
A ma connaissance il n'y a pas eu de licenciement, les effectifs sont donc là.
Les procédures viennent à peine de changer, je suis certain que les fonctionnaires ont encore en tête les anciennes procédures.

Écrit par : salegueule | 14/01/2009

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