12/01/2009

L'important se passe à Genève

A Genève, le Conseil des droits de l'homme a condamné l'opération militaire israélienne et demandé l'envoi d'urgence d'une mission d'enquête internationale. Les Européens et la Suisse se sont abstenus lors du vote, en soulignant que le texte n'aborde qu'"un aspect du conflit".


La résolution a été adoptée par 33 voix contre une et 13 abstentions. Le Canada a été le seul pays à voter non, en estimant que le texte ne reconnaît pas la responsabilité des tirs de roquettes du Hamas dans l'escalade du conflit. L'ambassadeur israélien auprès de l'ONU a dénoncé le texte en affirmant qu'il est "déséquilibré", ne "reflète pas les réalités dans la bande de Gaza", et "ne sert pas la cause de la paix".

La résolution, qui "condamne vigoureusement l'opération israélienne" demande un arrêt immédiat des attaques militaires israéliennes à Gaza ainsi que des tirs de roquettes du Hamas contre des civils israéliens.

Israël affirme que son offensive vise principalement à mettre fin aux tirs de roquettes en provenance de la bande de Gaza, mais plus de 660 de ces engins ont visé des localités du sud du pays depuis le début de l'offensice, le 27 décembre, faisant quatre morts. Une vingtaine de tirs de roquettes et d'obus de mortier ont été signalés lundi matin, sans faire de victimes.

Pendant la pause quotidienne de trois heures dans les combats, 114 camions chargés de vivres et d'équipements médicaux ont été autorisés par Israël à pénétrer dans le territoire. La situation humanitaire demeure tragique dans la bande de Gaza où un million de personnes vivent sans électricité et 750'000 sont sans eau.

Notre ministre a été la seule ministre « occidentale » à vouloir la réunion de ce Conseil clairement contraire, même avant les débats, à Israël. Se sachant minoritaire, notre ministre du DFAE a préféré partir en voyage pour Tbilissi…

Il valait mieux qu’elle se fasse oublier au moment du vote du Conseil des droits de l’homme. Je n’ai pas su si Madame Calmy Rey avait soutenu la convocation du Conseil des droits de l’homme avec ou sans l’assentiment du collège gouvernemental. Connaissant le profond désir de respect pour la collégialité de son parti, je n’ose croire qu’elle ait décidé de mettre la Suisse en situation désagréable sans l’aval de la majorité du CF. A ce sujet, je regrette de ne pas avoir lu de réponses des membres du CF à des questions de journalistes. Mais les on-t-ils posées ? S’il s’avère que Madame Calmy Rey a pris sa décision seule, je pense qu’il serait honnête de la part de son parti de réclamer sa démission. On ne peut exiger des autres ce que l’on ne respecte pas soi-même…

 

Commentaires

Excellente réflexion.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 13/01/2009

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