14/01/2009

Et si l’économie réelle n’était pas si touchée par la crise financière ?

A voir les commentaires que les commerçants font sur les ventes des premiers jours des soldes, on pourrait croire que la crise n’est que dans les journaux !


Et si finalement la crise ne concernait, pour une fois, que les nantis, ceux qui ont malgré tout encore les moyens. Ceux que personne ne va plaindre. Tel le président russe du prestigieux club de foot de Chelsea, Monsieur Roman Abramovitch dont on dit que sa fortune est passée de 17 à 2 milliards de dollars.

Et après ? Il a encore de quoi vivre, plus que confortablement !

Les marchés boursiers ont chutés de manière abrupte ? C’est vrai. Ce n’est de loin pas la première fois. Nous avons eu le krach de 1987, la bulle internet de la fin du siècle dernier, les attentats du WTC à New York, les subprimes. Ce n’est sans soute pas fini. Chaque fois la bourse est remontée. Elle remontera.

De toutes ces crises, celle que nous vivons est la plus importante. Pour le moment !

N’oublions pas qu’il ne s’agit là que de « virtuel », que l’argent perdu n’a pas vraiment été gagné. L’action, qui valait 50 francs en 2002, dont le cours est monté jusqu’à 150 francs en 2007 et qui ne vaut plus que 60 francs aujourd’hui, dégage encore une plus value pour celui qui l’a achetée en 2002…Le fait que sa valeur ait été triplée entre temps ne veut pas dire que l’argent a été gagné. Comme il n’a pas été perdu depuis !

Par contre, les gens vont continuer à consommer dans l’économie réelle, nous allons continuer à manger, à boire, à nous déplacer donc à devoir utiliser des moyens de transports, nous irons encore au cinéma, au restaurant, probablement en vacances. Cela c’est l’économie réelle. Elle va continuer de vivre indépendamment, de la crise financière, au rythme que nous, consommateurs moyens, petites gens, allons lui donner. Si nous continuons à vivre comme l’an dernier, la crise ne durera pas. Elle n’aura existé que dans les analyses des experts, ceux qui ne l’ont pas vue venir. Ceux qui veulent nous expliquer comment s’en sortir. En fait la grande chance de cette crise, c’est qu’elle vient des banques, en nous forçant à nous poser des questions sur la solvabilité des banques, elle nous incite à dépenser aujourd’hui plutôt que d’épargner de l’argent dont on est pas sûr que les banques pourront nous le rendre plus tard…

En nous méfiant des banques, nous allons faire vivre (survivre ?) l’économie !

 

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