21/01/2009

Intégration des étrangers: Widmer-Schlumpf lance un débat national

La conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf a lancé un large débat national sur l'intégration des étrangers. L'opération vise à cerner les besoins de la politique d'intégration, une tâche largement supportée par les villes, les agglomérations et les cantons jusqu'ici.


"L'objectif est de permettre aux Suisses et aux étrangers de vivre pacifiquement en partageant les valeurs de la constitution fédérale, dans un esprit de respect et de tolérance réciproques en vue de garantir l'égalité des chances", a estimé la ministre de la justice. La Confédération, les cantons et les communes sont associés au débat.

Au niveau fédéral, il se pose la question de la nécessité d'une nouvelle loi-cadre sur l'intégration. Le Conseil fédéral devrait trancher d'ici la fin de l'année."Il ne sert à rien de faire de l'activisme", d'après Mme Widmer-Schlumpf. Pour elle, il faut d'abord vérifier si les dispositions sur l'intégration prévues dans la loi sur les étrangers, en vigueur depuis début 2008, suffisent.

D'ici fin juin, le Conseil fédéral disposera d'un rapport assorti de recommandations issu des travaux de la Conférence tripartite sur les agglomérations. Cette plateforme commune à la Confédération, aux villes et aux cantons va chercher à déterminer si le politique actuelle va dans le bon sens et si les intruments à disposition sont suffisants.

Les participants vont également clarifier le rôle que doit jouer l'Etat et comment les tâches doivent être réparties entre les différents échelons étatiques. Afin de permettre à un vaste cercle d'intéressés de s'exprimer sur ce thème, quatre forums régionaux seront organisés ces prochains mois: le 11 février à Berne, le 27 février à Winterthour (ZH), le 27 mars à Lucerne et le 31 mars à Lausanne.

La première partie de l’objectif de Madame Widmer-Schlumpf est louable et sans doute partagé par une large majorité de la population. Le meilleur moyen d’arriver à ce résultat, est de faire comprendre aux étrangers qui se rendent en Suisse, pour quel motif que ce soit, qu’ils doivent dans tous les cas, se plier aux us et coutumes de notre pays. Ils doivent soit abandonner soit mettre de côté leurs us et coutumes à eux.

Nous ne pouvons en aucun cas admettre une quelconque coutume comme le mariage forcé, l’ablation du clitoris de jeunes filles etc. La vengeance n’est pas de mise chez nous non plus. Les étrangers qui viennent pour obtenir l’asile devraient en plus s’engager sur leur honneur à respecter nos lois et notre constitution, particulièrement les points cités plus haut. Si je trouve tout à fait normal de respecter les usages des pays qu’il m’arrive de visiter lorsque je me rends à l’étranger, je n’en attends pas moins des étrangers qui viennent en Suisse. Contrairement à Madame Widmer-Schlumpf, je pense que l’intégration passera par l’intolérance de certaines coutumes barbares !

Je constate que Madame Widmer-Schlumpf va commencer par dépenser beaucoup d’argent du contribuable pour mettre éventuellement en place son programme.

 

Commentaires

C'est bien triste à dire, mais il semble que le idées que vous exprimez dans votre intervention, et qui guident l'usage de la grande majorité des nations dans le monde, n'aillent plus de soi dans une partie du nôtre. Même en Suisse, qui n'a jamais été un pays colonisateur, certains ont une sorte de désir morbide de se faire eux-mêmes coloniser.

Écrit par : Mère | 21/01/2009

La première tâche de ces différentes commissions serait de faire la liste des lois, des coutumes et des usages nationaux auxquels nous devrions renoncer pour rendre le séjour de nos hôtes plus agréables, et leur éviter de devoir en prendre connaissance pour essayer de les faire leurs. Ainsi, après la justice à deux vitesses, la médecine à deux vitesses et l'éducation à deux vitesses, toutes très à la mode, nous aurons aussi la citoyenneté à deux vitesses.

Écrit par : Mère | 21/01/2009

@Mère,
Bonjour, merci pour vos commentaires.
J'espère que vous avez tort avec le désir que vous décrivez!
C'est à nous, citoyens attentifs, de faire en sorte que cela ne se produise pas.

La citoyenneté à deux vitesses existe (mal)heureusement déjà. Je pense vraiment que lorsque l'on est en possession du passeport à croix rouge, ce doit être définitivement. Il ne devrait pas pouvoir être question de le retirer. Pour cela, il ne faut pas l'accorder (trop) facilement. J'ai entendu à la radio d'hier ou aujourd'hui que justement un ex-ressortissant d'un pays de l'ex Yougoslavie s'était fait retirer son passeport obtenu après un mariage avec une suissesse, mariage rompu dès le précieux papier acquis. Dans ce cas, s'il avait été moins facile qu'il l'obtienne, il n'aurait pas été nécessaire de le lui enlever.

Écrit par : salegueule | 21/01/2009

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