28/01/2009

Le Conseil fédéral déplace la votation sur l'AI au 27 septembre

Les Suisses ne se prononceront pas sur la hausse de la TVA en faveur de l'AI le 17 mai. En raison de la crise économique, le Conseil fédéral a pris la décision inhabituelle de reporter le scrutin sur cet objet au 27 septembre au plus tôt.


Le gouvernement espère éviter le blocage sur un sujet qui tombe au pire moment alors que la récession se profile. La balle est désormais dans le camp du Parlement. Le collège demande à ce dernier de décider lors de la session de mars s'il veut modifier son projet.

Les Chambres ont adopté en juin 2008 une augmentation temporaire de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 0,4% pendant la durée de l'assainissement de l'assurance invalidité (AI), soit sept ans. Ce modèle provisoire doit entrer en vigueur le 1er janvier 2010.

Depuis, de nombreuses voix ont demandé de repousser cette entrée en vigueur d'un ou deux ans, vu la mauvaise conjoncture. L'idée d'une baisse du taux de TVA actuel a aussi été évoquée pour soulager la population.

Le collège est prêt à accorder un sursis en ce qui concerne la TVA pour l'AI. Il ne fait pas de proposition au Parlement, mais il attend de lui le cas échéant "une solution alternative et équivalente".

Les organisations directement concernées par l'AI sont consternées. Pour l'association faîtière 'pro AI', retarder l'assainissement alors que la crise économique est à nos portes est irresponsable. Cette décision ne fait qu'empirer les problèmes et va saper l'AI.

Le parlement a ouvert une brèche dans notre démocratie en liant deux questions récentes au sujet de la libre circulation. Le gouvernement s’est empressé de s’engouffrer dans cette brèche pour tenter de manipuler le peuple en déplaçant la date d’une votation très importante pour le sauvetage d’un de nos piliers sociaux.

Parce qu’une crise économique nous guette, le peuple deviendrait incapable de comprendre la nécessité de rétablir les comptes de l’AI.

Le trou béant a boucher dans les comptes de l’AI ne le seront que par un effort du citoyen. Qu’il soit contribuable ou consommateur, le citoyen va devoir payer. Une fois de plus, le gouvernement pense que le peuple n’est pas capable d’assimiler les problèmes qui se pose et ne vote qu’avec « l’émotionnel », qu’il ne sait pas réfléchir, qu’il ne voit que l’intérêt à cour terme, qu’il ne sait pas voir plus loin que le bout se son nez.

En fait, les 7 sages pensent voir dans le peuple les défauts qui les habitent eux.

L’intérêt personnel avant l’intérêt général. Garder coûte que coûte les sièges des partis. Ne pas remettre en cause les acquis de chacun. Ne pas risquer de perdre la majorité.

Notre gouvernement pense sans oser le dire, que le peuple ne devrait plus pouvoir voter, que le gouvernement, lui, sait. Que le peuple doit obéir, payer, se taire.

Il est grand temps de rappeler à nos ministres qu’ils sont élus, par les représentants du peuple, que les « chefs » de droit féodal ont été chassé de notre pays il y a bien longtemps.

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