01/02/2009

VOTONS NON LE 8 FEVRIER!

Pour Jacques de Watteville, ambassadeur de Suisse auprès de l'Union européenne, un «non» à la libre circulation des personnes aurait de graves conséquences. Interview.


A lire les questions du journaliste, les bilatérales I ne profitent qu'à la Suisse et l'UE a été très gentille de nous accorder ces traités. Nous serions bien peu reconnaissants de, maintenant, les remettre en question. Le travail de renégociation sera très difficile, nous serons demandeurs, nous devrons encore lâcher du lest. Toutes les questions vont dans ce sens.

Ne viendrait-il pas à l'esprit d'un journaliste de se demander si vraiment les bilatérales ne sont qu'à l'avantage de la Suisse? Alors que visiblement une très forte minorité (peut-être la majorité!) de la population pense le contraire. Ne vient-il pas à l'idée de ces journalistes que les politiques pourraient avoir tort? Que le peuple, en tant que souverain, a non seulement le droit, mais le devoir se mettre en doute le gouvernement. Que les chômeurs genevois ne croient pas à la lutte contre le dumping salarial. Que les convaincus du oui affirment que les accords ouvrent l'accès au marché européen. Ce marché n'était-il pas déjà ouvert avant les bilatérales? Les marchés publics certainement pas. Qui profite de cette ouverture? Qui profite des 200 à 250 milles emplois créés en Suisse? Les chômeurs suisses qui le sont toujours? Même les européens ont du souci avec la libre circulation. Les hôpitaux français des zones frontalières ne trouvent plus de personnel soignant tant la différence de salaire est grande entre la Suisse et la France. Il n’y aura bientôt plus d’enseignants compétents pour les mêmes raisons. A Genève, les routes et places de parking sont squattées par les plaques 74 et 01. Même dans les campagnes. Les communes comme Perly sont obligées de créer des zones bleues ! En pleine campagne ! Soral ne sait plus comment diminuer le trafic dans le village ! Pendant ce temps, les locaux paient des impôts pour financer les infrastructures des gens qui viennent faire baisser les salaires et éventuellement «piquer » les places de travail. Il faut à tout prix voter non le 8 février. Et surtout ne rien demander à l’Europe. Simplement revenir à la situation antérieure à l’entrée en vigueur des bilatérales I. Je ne suis même par certain qu’il faille entrer en matière pour renégocier ces accords. Sauf si l’Europe est prête à faire des vraies concessions cette fois ! Mais pour cela, il faudrait un C. Blocher aux Affaires Etrangères, nous aurions un autre résultat à voter !

 

Commentaires

On votera non, parceque, manque de confiance. On sait que la Suisse va devoir verser encore quelques millions!Toutes les pers.que j ai rencontrées ces jours disent non.Un ras le bol de ces étrangers!qui se sentent plus Suisse que nous!aller un peu dans les magasins, c est infernal.

Écrit par : georgette rochat | 02/02/2009

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