02/03/2009

Administrateurs, directeurs généraux et bonus

Un grand débat est ouvert au sujet des rémunérations des dirigeants d’entreprises particulièrement des banques.

Lorsque tout allait bien, beaucoup s’insurgeaient contre le fait que des bonus soient payés en actions ou en options sur des actions de l’entreprise. A posteriori, il s’avère que ce mode de rémunération « pénalise » ceux qui en ont bénéficié et dont les entreprises ont subis de sérieux revers en bourse.

L’UBS en est un parfait exemple. Quel était le cours des actions reçues par M. Ospel au titre de bonus 2006 ou 2007 ? Quel impôt a-t-il payé sur ces montants? Combien lui reste-t-il ? C’est la preuve que le paiement de bonus en actions ou options de l’entreprise n’est pas une garantie complète sur les agissements des dirigeants, mais au moins, ils passent ainsi à la caisse.

Un autre moyen de responsabiliser un peu plus les dirigeants serait de les considérer comme les banquiers privés. Ces derniers doivent répondre sur leur fortune personnelle, jusqu’au dernier centime, du résultat de leur banque. Pourquoi ne pas exiger la même chose des dirigeants d’autres banques ou entreprises ?

Les administrateurs et autres directeurs généraux devraient être soumis aux mêmes conditions. Ils seraient sans doute beaucoup plus prudents dans leurs choix. Leur engagement personnel ne prenant fin qu’un nombre d’années à fixer par exemple 5 ans après leur cessation d’activités. Il n'y aurait ainsi nul besoin de limiter les bonus, puisqu'en cas de mauvaise affaires, ces derniers seraient entièrement confisqués au bénéfice des entreprises.

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