20/03/2009

G20: le président de la BNS critique la non-invitation de la Suisse

Le président de la Banque nationale suisse (BNS) Jean-Pierre Roth critique fortement le fait que la Suisse ne soit pas invitée au sommet du G20 qui s'ouvrira le 2 avril à Londres. Il s'est exprimé dans une interview à paraître samedi dans "Finanz und Wirtschaft".


"Cela me surprend déjà que les Pays-Bas ou l'Espagne, qui ne sont pas membres du G20, sont représentés dans la délégation", a déclaré Jean-Pierre Roth. "Cela est orchestré par l'Union européenne et sera toléré par les autres participants".

Pour le président de la BNS, le poids économique de la Suisse est bien plus important que la taille de sa population, en regard de sa place financière et de l'importance du franc dans les marchés des devises.

 

Je ne m’étonne guère de la surprise de Monsieur Roth. Depuis quelques temps, nos dirigeants politiques et/ou économiques semblent surpris de tout. Rien n’était prévu ou prévisible !

Au lieu de se plaindre dans la presse, de « s’étonner » de tel ou tel fait dans le monde, il faut passer à l’action. Certains pays du monde pensent que la Suisse n’a pas à participer à la « rénovation » du système économique mondial défaillant ? Que la BNS agisse de façon à montrer qu’il serait plus intelligent que la Suisse y participe ! Il faut agir, pas juste « râler » dans son coin.

L’attitude passive actuelle tant des politiques (CF) que des banquiers (grandes banques, banques privées, banques cantonales, BNS) laisse penser aux « agresseurs » tels que Peer Steinbruck qu’ils peuvent nous racketter sans rien risquer. Que les banques suisses vendent par exemple tous les titres allemands, ou tous les titres français. Est-il sérieux pour un gérant de fortune de garder des actions de sociétés qui risquent d’être confisquées à tout moment par un ministre des finances plus proche du système nazi que de la démocratie ? Quel serait l’effet sur l’indice DAX de telles ventes ?

L’Allemagne passe pour être un bon débiteur, mais est-ce vraiment le cas ? Les garanties d’Etat apportées aux banques sont elles financées ? L’Etat a-t-il les moyens d’assumer ces garanties ?

Que les décideurs tirent quelques flèches….

Commentaires

C'est surtout la réunion des petits copains.Pourqoi la France en fait-elle partie? elle qui est une économie de looser.

D.J

Écrit par : D.J | 23/03/2009

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