27/03/2009

Hausse de la xénophobie contre les Allemands

Une xénophobie grandissante à l'égard des Allemands se développe en Suisse, surtout alémanique. La Commission fédérale contre le racisme (CFR) tire la sonnette d'alarme. Elle dénonce en particulier la tendance à utiliser des qualificatifs faisant référence au IIIe Reich.


La commission "se doit de souligner que les Allemands des générations actuelles ont le droit de ne pas être mis en relation avec le nazisme". Le conseiller national Thomas Müller (PDC/SG) s'était notamment fait remarquer en tenant de tels propos lors du débat parlementaire sur le secret bancaire.

Les médias nourrissent l'idée que la Suisse a une "question allemande" à résoudre en publiant des caricatures et des titres tels que "Les Allemands arrivent" ou "Combien d'Allemands peut tolérer la Suisse ?". Dans les lettres de lecteurs et sur Internet, les stéréotypes et les images négatives sur les "méchants Allemands" sont répandus sans entraves, critique la commission.

Une telle atomsphère et la propension à voir dans les Allemands des concurrents malvenus a en outre des conséquences négatives au quotidien (au travail, à domicile, à la caisse des magasins, dans les transports publics, dans les restaurants). Ce type de rejet collectif blesse les personnes d'origine allemande qui vivent en Suisse et affectent la paix sociale, souligne la commission.

Nous sommes décidément beaucoup trop gentils !

La commission fédérale contre le racisme tire la sonnette d’alarme !

Cette commission ferait mieux de relever que l’Allemagne n’a pas de commission équivalente !

Cette commission, composée de nos élus, ferait mieux au contraire de relever que si un ministre allemand se comporte exactement de la même façon que le faisaient les ministres du 3ème Reich, non seulement il faut le dénoncer, mais il faut également dénoncer ses électeurs et électrices !

Le peuple allemand passe plus pour être un peuple arrogant et se croyant supérieur aux autres, il suffit d’observer comment les touristes allemands se croient en terrain conquis partout où ils « daignent » dépenser leur argent.

Un représentant de ce peuple a fortement dérapé. Il n’a pas été remis en place par Angela Merkel pas plus que par le parlement. Cela démontre à quel point les allemands ne respectent rien ni personne. Ce n’est pas reprocher au peuple de la xénophobie qu’il faut faire mais plutôt le féliciter de sa lucidité !

Commentaires

Après que les Germains aient discuté de la question juive en 1933, voilà que les Suisses commencent à se poser la question des Allemands en Suisse, il faut espérer qu'ils décideront pas de les exterminer !

Écrit par : t | 27/03/2009

Qu'allez-vous faire, demander la tête de Hans-Ulrich Meister, le nouveau patron du Crédit Suisse ? Oui, n'oubliez-pas qu'il est Allemand !

Une chose que le Suisse moyen doit se mettre en tête c'est que le 50% des Suisses, c'est-à-dire 1 sur 2, possède une deuxième nationalité, et pour la plupart une nationalité européenne...et si nous devrions voter demain pour ne garder qu'une nationalité, ce serait déjà perdu d'avance...

Écrit par : Café | 28/03/2009

Tout à fait d'accord avec vous: les suisses sont en effet trop gentils, on se préoccupe dans ce pays bien souvent plus facilement du bien-être des étrangers que de celui des citoyens suisses.
QUe fait-on d'ailleurs pour les deux suisses retenus en Lybie ? Il est visiblement plus important pour la Suisse de montrer à Kadhafi et au monde que nos lois sont les plus "humaines" en condamnant le mauvais traitement d'employés de maison plutôt que de se préoccuper de nos 2 concitoyens.

Écrit par : Marion Garcia-Bedetti | 28/03/2009

@Café,
Bonjour, merci pour votre commentaire.
Je doute que le patron du Crédit Suisse soit un fervent admirateur et encore moins un électeur de Monsieur Steinbruck. Je ne demande aucune tête, j'explique simplement qu'on ne peut opposer la loi anti-raciste à un sentiment, provoqué par des provocations incessantes d'un représentant d'un Etat étranger, légitime de défiance vis-à-vis d'un peuple qui a démontré dans un passé relativement récent de quoi il était capable lorsqu'il s'en prend à un bouc-émissaire.
Si la France et la Grande Bretagne l'avait compris dès 1933, l'Allemagne aurait été remise en place et empêchée de réarmer.

Écrit par : salegueule | 28/03/2009

@t,
Bonjour, merci pour votre commentaire.
Je pense que vous prenez un raccourci. Il ne s'agit pas de discuter de la question allemande, mais de comprendre pour quelle raison Madame Angela Merkel et le parlement allemand, responsables en premier lieu des déclarations inacceptables de Peer Steinbruck ne l'ont pas remis en place. Cela veut dire que les représentants du peuple allemand soutiennent ces déclarations. Donc la réaction du peuple suisse est légitime.

Écrit par : salegueule | 28/03/2009

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