30/03/2009

Crise/Régulation: Trichet (BCE) souligne le rapprochement entre les pays du G20

Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet a souligné lundi le "formidable rapprochement" entre les pays du G20 sur la nécessité d'une régulation et d'une surveillance des marchés à trois jours du sommet de Londres.


"D'après ce que j'ai compris, il y a eu un rapprochement formidable et bienvenu et je pense que c'est très important (...) car la confiance est essentielle et la démonstration d'unité est une part cruciale de la confiance", a déclaré le Français lors de son audition régulière devant la commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement européen.

"Il me semble (...) qu'il existe un large consensus sur la nécessité d'avoir plus de transparence des marchés et des produits financiers", a-t-il notamment indiqué, se référant aux récentes déclarations en ce sens des autorités américaine et britannique.

Les chefs d'Etats des pays industrialisés et émergents du G20 se retrouvent jeudi à Londres pour un sommet portant sur la réforme de l'architecture financière mondiale. Les semaines précédant le sommet ont été marquées par les divergences entre Américains et Européens sur l'opportunité d'un nouveau plan de relance mondial.

Pour Jean-Claude Trichet, l'important est d'appliquer les plans de relance actuels, et vite. "Faites ce qui a été décidé, et aussi rapidement que possible", a-t-il lancé.

Il a défendu les actions menées en Europe pour venir en aide à l'économie. "Il n'est pas justifié de dire que nous faisons beaucoup moins de ce côté-ci de l'Atlantique que de l'autre côté", a-t-il estimé.

Les responsables tant politiques que financiers sont d’une extraordinaire arrogance. Ils semblent oublier que ce sont leur passivité, leur laisser aller, leur total manque de rigueur financière, leur permissivité qui a fait que les banques (certaines) sont allées droit dans le mur. La dérégulation des ratios prudentiels, la fin des contrôles, l’autorisation de ventes de produits dont personne ne comprenait nie les tenants ni les aboutissants, toutes ces raisons ont fait que les banques (une partie d’entre elles) ont pris des risques insensés.

Un banquier me disait que les gouvernements ont fournis des Ferrari aux banquiers, qu’ils ont enlevés les limites de vitesse sur les autoroutes et s’étonnent maintenant qu’il y ait des accidents !

La première responsabilité de la crise revient aux gouvernements avant tout. C’est eux qui sont en charge de surveiller la bonne santé de l’économie, de réguler les marchés.

Au lieu d’assumer leurs erreurs, ils accusent les banquiers qui font de parfaits boucs émissaires……

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