20/04/2009

Mahmoud Ahmadinejad provoque un tollé à Genève

Plusieurs dissidents ont fait entendre leur voix à la veille de l'ouverture de la conférence de l'ONU contre le racisme. Un forum organisé par une trentaine d'ONG a réuni plus de 500 participants à Genève.


Les orateurs ont dénoncé le silence de la conférence sur les violations des droits de l'homme dans de nombreux pays. Ils ont demandé que ces situations soient abordées par les gouvernements.

"Il est essentiel de rappeler les pires violations des droits de l'homme", a expliqué la coordonnatrice du forum Eleiza Braun. Elle a mentionné le génocide au Darfour, le travail forcé en Birmanie, les atteintes aux libertés fondamentales en Iran, en Libye, en Egypte, à Cuba et au Zimbabwe.

Parmi les intervenants, une survivante du génocide au Rwanda Ester Mujawayo, le président du Centre pour la paix et le développement au Darfour, Gibreil Hamid, et des dissidents cubain, égyptien, birman, zimbabwéen et bélarus.

Le Dr Asharf El Hagog, victime de la torture en Libye ainsi qu'une infirmière bulgare, Kristiyna Valcheva, ont témoigné contre le régime du colonel Kadhafi.

Ahmad Batebi, arrêté en 1998 en Iran lors d'une manifestation d'étudiants, exilé aux Etats-Unis après dix ans de prison, n'attend rien de positif de la conférence de l'ONU cette semaine.

"Il est étrange que le président Mahmoud Ahmadinejad soit invité à parler dans une conférence contre le racisme et le génocide, alors qu'il prône la destruction d'un Etat et un autre génocide", déclare-t-il.

"Le président suisse doit à cette occasion parler en faveur du respect des droits de l'homme en Iran. Il est très important que M. Merz évoque les droits des femmes, le mouvement étudiant, les exécutions des mineurs", affirme-t-il.

La situation des droits de l'homme s'est détériorée ces derniers mois en Iran, selon le dissident, qui évoque la condamnation, samedi, de la journaliste irano-américaine Roxana Saberi à huit ans de prison pour "espionnage".

Les occidentaux ont tout faux dans le traitement du racisme. L’humain, quelle que soit sa couleur est naturellement raciste, il a tendance à choisir celui qui lui ressemble. Plutôt que d’admettre son existence comme « naturelle » et de lutter contre lui par l’intégration, par le dialogue, par la connaissance de l’autre, les pays occidentaux et l’ONU ont voulu le nier, l’interdire. La façon de se comporter lors de l’élocution du président Iranien, au lieu de rester pour le contredire, le mettre en face de ses incohérences, presque tous les occidentaux ont préférés quitter la salle. Ils se comportent de la pire des manières. Au lieu de montrer l’exemple en respectant un contradicteur, même provocateur, ils ont choisis de montrer l’image contre laquelle ils disent se battre. L’incohérence a changé de camp. Les donneurs de leçons en prennent une magistrale.

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