07/06/2009

Tariq Ramadan met en garde contre le populisme politique de l'UDC

"On me demande si les Suisses ne sont pas devenus fous", s'exclame Tariq Ramadan dans une interview du "Matin dimanche", quand on l'interpelle sur l'initiative contre les minarets. L'islamologue met en garde contre le populisme.


Tariq Ramadan explique la situation par le succès fulgurant de l'UDC ces dernières années. "La Suisse est ébranlée au milieu de cette grande Europe et pas seulement à cause de l'immigration", selon lui. Il comprend la peur des gens, mais condamne son instrumentalisation "par des politiciens malhonnêtes".

"Sur le plan légal, l'UDC reste dans les limites tout en jouant avec elles, mais sur le plan politique elle est dans l'excès", souligne M. Ramadan. Il y voit surtout aussi la faiblesse des autres partis qui "n'ont pas de vraies visions ou de propositions concrètes pour la contrecarrer".

Pas seulement la Suisse, mais toute l'Europe se trouve dans une situation périlleuse, avec la montée de partis d'extrême droite, analyse Tariq Ramadan. L'Europe vit une tension entre sa survie économique qui nécessite des immigrés et ses peurs culturelles.

Actuellement les immigrés viennent de Turquie, de Bosnie ou d'Afrique du Nord et sont majoritairement musulmans. "Comme à l'époque de l'arrivée des Italiens en Suisse, on a peur des étrangers", rappelle-t-il. La réaction: "on se replie sur la sécurité pour se protéger de l'extérieur et sur le populisme pour attirer des électeurs à l'intérieur".

Tariq Ramadan critique, c’est son droit, les positions du seul parti politique suisse qui s’occupe de défendre les intérêts des citoyens et citoyennes de ce pays. Les autres grands partis ne pensent qu’à entrer dans l’Europe afin de pouvoir, comme leurs collègues des pays de l’UE, rejeter leurs erreurs sur les décisions prises non démocratiquement par les institutions de l’UE. Ce n’est pas de manque de vision dont souffrent les autres partis. Ils souffrent de la justesse des positions prises par l’UDC. Si Monsieur Ramadan veut comparer l’immigration des italiens durant le siècle dernier puis celle des espagnols et des portugais avec l’immigration actuelle, il omet de préciser que ce sont des gens de culture religieuse similaire à la nôtre. Alors que les musulmans essaient, une part d’entre eux en tout cas, d’imposer leur culture. C’est là qu’est la différence.

Le peuple suisse est parfois trop tolérant. Le pourcentage d’étrangers accueillis en Suisse en proportion de la population est probablement le plus important d’Europe.

Tariq Ramadan voit, en Europe, une tension entre la survie économique qui selon lui nécessiterait une immigration et les peurs culturelles. Il parle là de l’Europe, pas de la Suisse. La Suisse a d’ores et déjà suffisamment de main d’œuvre pour faire tourner ses machines. Il n’ y a nul besoin de faire venir des étrangers pour cela. Il suffirait de mettre au travail les réfugiés. Si le peuple de notre pays donne un tel soutien à l’UDC, c’est peut être parce que c’est le seul parti qui reconnaît le problème et qui cherche des solutions efficaces. C’est peut être parce que c’est le seul parti qui se moque du « politiquement correct ». Les autres partis, PS en tête, préfèrent nier les problèmes et laisser le champ libre à l’UDC.

Tariq Ramadan ne voit-il pas que la manière dont sont menés les pays Islamistes ne peut faire que peur ? Tariq Ramadan ne voit-il pas que le traitement des femmes dans les pays islamiques ne peut être toléré en Suisse et sûrement pas plus en Europe ? Tariq Ramadan peut-il affirmer que les clochers d’Eglises sont les bienvenus dans les pays musulmans ? Quels sont ces critiques sur les écoles islamistes du Pakistan et de l’Afghanistan ?

Où sont ses critiques sur tous ces sujets ? Est-ce vraiment l’UDC qui a tort ?

Commentaires

Ce qu'il oublie de déclarer,c'est que la montée de l'UDC en Suisse ne risque pas de s'arrêter avec les déclarations de son frère hani qui justifie la lapidation des femmes pour adultère.

D.J

Écrit par : D.J | 07/06/2009

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