17/06/2009

Cinq projets d'initiatives populaires sous la loupe des socialistes

Le Parti socialiste met cinq projets d'initiatives populaires au concours. Il est question par exemple de salaire minimal, de congé parental ou encore de retraite flexible. Un seul thème sera retenu lors du congrès du PS, le 17 octobre à Schwyz.


"Nous voulons lancer une offensive sociale pour façonner le visage d'une Suisse plus solidaire", a dit le président du parti Christian Levrat. La direction du PS propose aux sympathisants de choisir eux-mêmes le sujet qui leur tient le plus à coeur en vue de lancer une initiative, qui risque de devenir un des chevaux de bataille pour les élections fédérales de 2011.

C'est un moyen de favoriser le débat au sein du parti, selon M. Levrat. Les intéressés pourront par exemple voter pour leur idée favorite par Internet. Les projets "couvrent un large spectre des priorités socialistes".

Le PS n'hésite pas à revenir à la charge avec une nouvelle propositions en faveur de la retraite à la carte, après 40 ans de cotisations. Une autre initiative possible viserait l'introduction d'un salaire minimum de 3500 francs par mois.

Les socialistes pourraient aussi exiger un congé parental de six à douze mois après la naissance d'un enfant à partager entre le père et la mère. Le financement serait assuré par les allocations pour perte de gain.

Toujours au rayon des familles, il faudrait libérer les enfants et les jeunes en formation des primes de l'assurance maladie. Pour compenser, un impôt sur les successions de plus d'un million de francs serait introduit. Le dernier projet d'initiative préconise d'investir dans les énergies renouvelables.

Même si seul un texte sera retenu, les autres idées ne seront pas enterrées pour autant, a assuré le secrétaire général Thomas Christen. Les projets seront suivis par le biais parlementaire ou avec le soutien d'autres organisations.

Fort de la leçon des récentes élections européennes, le PS Suisse se rend compte de la perte de popularité des différents partis socialistes en Europe. Du point de vue du PS Suisse, il faut que les médias et la population parlent plus du PS. Pour arriver à atteindre cet objectif, le PS lance des idées dans tous les sens et espère trouver l’idée phare des 2 prochaines années pour ne pas se faire lessiver aux prochaines élections fédérales. Attaqué de toutes parts, le PS se sent faiblir. D’un côté les Verts sont beaucoup plus crédibles que le PS sur l’écologie, de l’autre le PDC vient essayer de trouver à gauche les suffrages qu’il perd à droite… De plus le prochain remplacement de Moritz Leuenberger met le PS en situation de faiblesse.

L’atout que pouvait représenter la « priorité » du remplacement de P. Couchepin pourrait se retourner contre le PS. A force de ne pas vouloir clairement indiquer que le PS soutiendra une PLR, il risque de perdre un de « ses » sièges.

23:10 Publié dans Politique, Suisse | Tags : ps | Lien permanent | Commentaires (4)

Commentaires

En résumé,Plus de dépenses et plus d'impôts.Et dire qu' il y a quelques semaines,les socialistes nous faisaient croire qu'il mettaient la relance économique en priorité avec entre-autres des idées farfelus ( comme lutter contre le chômage qui touchent surtout la finance en construisant des infrastructures).C'est bien la preuve que les socialistes avec Levrat en tête,sont toujours des nullisimes en économie.

D.J

Écrit par : D.J | 18/06/2009

@DJ,
Bonjour, merci pour votre commentaire.
Vous avez parfaitement compris. Le PS de C. Levrat se souvient que lors de la précédente crise, la solution était la relance de la construction. Qu'il s'agisse de bâtiments, de logements ou d'infrastructures. Comme vous le signalez très bien, cette fois-ci la crise est financière. Le bâtiment va plutôt bien. Les gros problèmes sont dans l'exportation d'objets de Luxe (Chopard par exemple) et dans les banques. Les commandes de l'Etat dans des infrastructures ne ferait finalement qu'aggraver la crise en créant de la surchauffe dans un domaine qui ne souffre pas et en affaiblissant encore un peu plus les secteurs en difficulté.
La direction du PS serait sans doute bien inspirée de réfléchir à ses solutions avant de les lancer sur la place publique.

Écrit par : salegueule | 18/06/2009

Le PS sent le début de sa fin poindre à l'horizon pas si lointain.

Écrit par : Riton | 18/06/2009

Bonjour à toutes et à tous,

Le socialisme ne fonctionne que sur le dos d'une richesse autre. LE pétrole, l'impôt, etc...

Lorsque ces deux composants sont épuisés, le socialisme ne fonctionne plus.

LEs riches finançant les oeuvres sociales, lorsque le capital se casse la figure, le socialisme tire la langue.

C'est fini... les socialistes ont épouisé leur capital sympathie, les gens auront compris que sans richesses, le socialisme ne fonctionne pas.

Et toK :o)

Bien à vous,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 18/06/2009

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