06/07/2009

Renonciation à la clause de sauvegarde

Le Conseil fédéral a décidé mercredi 20 mai de renoncer à appliquer la clause de sauvegarde vis-à-vis des quinze premiers États membres de l’UE, de Malte et de Chypre. Ainsi, le marché de l’emploi reste ouvert et la Suisse conserve un atout essentiel de sa place économique. L’immigration est régulée par la demande correspondant à des professions spécifiques. Dans la phase de récession actuelle, la demande a déjà diminué et poursuit son recul. La décision du Conseil fédéral est correcte.


 

En Suisse, l’immigration dépend principalement de la situation sur le marché du travail. Seuls les personnes qui possèdent un contrat de travail valable et les indépendants qui disposent de ressources financières suffisantes reçoivent un permis de travail. Autrement dit, le nombre d’immigrés recule automatiquement quand les postes vacants font défaut. Les chiffres pour la période de juin 2008 à avril 2009 le confirment. Les experts s’attendent à une nouvelle diminution de l’immigration ces prochains mois. Par conséquent, la clause de sauvegarde n’aurait que peu d’effet si elle était appliquée. Le Conseil fédéral a également pris en considération le fait que l’immigration de travailleurs qualifiés européens n’a pas conduit à l’éviction de travailleurs suisses.
La mise en œuvre de la clause de sauvegarde serait inutile et contre-productive. La réintroduction de contingents restreindrait la flexibilité de notre marché du travail, affaiblissant un atout majeur de notre place économique. En effet, les entreprises ont besoin de travailleurs spécialisés, également en phase de récession. De nouvelles entraves bureaucratiques généreraient des coûts supplémentaires et créeraient de l’incertitude. Les conséquences seraient lourdes, en particulier dans la période actuelle.
L’économie salue néanmoins le fait que le Conseil fédéral continue de suivre l’évolution du marché du travail et de l’immigration.

 

Le peuple Suisse s’est-il fait avoir par le gouvernement et le parlement lors des votations sur les bilatérales ? La promesse d’alors, la fameuse clause de sauvegarde, élément qui devait convaincre (et qui a convaincu) les citoyen(nes) d’accepter les bilatérales puisque cette clause faisait partie intégrante des accords n’est pas activée lors qu’elle devient nécessaire. Si effectivement il y a une grande difficulté pour que de nouveaux européens viennent s’établir en Suisse, quid de ceux déjà établis et qui n’ont plus de raisons de rester ? Quid des frontaliers qui eux ne se gênent pas d’offrir leurs services à bas prix et concurrencent ainsi les travailleurs suisses ? Les politiciens se sont moqués du peuple en incluant une clause dans des accords qu’ils se refusent à activer le moment venu. Grâce au peu de vision politique de ces décideurs qui ont préférés faire plaisir à leurs collègues européens, sans rien obtenir en contrepartie, plutôt que de défendre les intérêts de nos concitoyens, l’UDC se trouvera en position de force en 2011. A ce moment, il ne faudra pas être surpris de vois une déferlante d’élu(e)s de la droite dure. Avec de tels comportements de nos élus, une majorité absolue UDC au National n’est pas utopique….

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