09/08/2009

Suisses de l'étranger: davantage de considération demandée

Les Suisses de l'étranger ne veulent pas être traités comme des citoyens de seconde zone, a déclaré à Lucerne le président de leur organisation. La Suisse doit faire un pas envers ses expatriés, les informer et leur faciliter l'accès aux processus politiques.

 


Jacques-Simon Eggly, ancien conseiller national genevois et président de l'Organisation des Suisses de l'étranger (OSE), a ouvert l'assemblée plénière du congrès. Il a comparé les émigrés helvétiques à des diamants à l'état brut, dont la valeur n'est pas assez reconnue et dont on ne tire pas assez profit.

L'image, la renomée, le savoir et les relations: les Suisses de l'étranger apportent indéniablement une plus-value à leur pays d'origine, estime M. Eggly. Mais ce bénéfice n'est pas immédiat, c'est pourquoi il n'est souvent pas ou à peine perçu.

Le président de l'OSE croit voir le risque que les Suisses de l'étranger se sentent délaissés et qu'ils puissent se mettre en retrait. Vendredi déjà, le Parlement de la 5e Suisse a exprimé sa désapprobation et demandé que les milieux politiques prennent davantage au sérieux les Suisses de l'étranger.

Pour que cela soit le cas, il faut aussi que les Suisses de l'étranger usent davantage de leur droit de vote, a souligné le conseiller aux Etats tessinois Filippo Lombardi, président du groupe des Suisses de l'étranger aux Chambres fédérales.

Quel(s) reproche(s) nos concitoyens de l’étranger font-ils et à qui les adressent-ils ?

Ils devraient se souvenir de la phrase de J.F. K. (Ne vous demandez pas ce que le pays peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour le pays !!!)

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