16/10/2009

Assurance maladie: des caisses trompent les clients, dit Couchepin

Si certaines caisses maladie "savent qu'elles devront augmenter leurs primes en cours d'année, c'est qu'elles ont trompé leurs clients", affirme Pascal Couchepin. Le conseiller fédéral se dit "un peu surpris de la politique de communication de Santésuisse".


Interrogé dans la presse régionale romande, le ministre de la santé, qui quittera la scène politique à la fin du mois, précise que "toutes les caisses nous ont dit qu'elles pouvaient assumer les tarifs proposés pour l'ensemble de l'année". Dès lors, il n'est "pas du tout" acceptable selon lui que certaines envisagent déjà des hausses en cours d'année.

Concernant la supervision de l'Office fédéral de la santé publique, M. Couchepin déclare qu'"il ne s'agit pas d'un contrôle mais d'une approbation des primes. Nous avons un programme informatique qui vérifie si les éléments de calcul pris en considération sont corrects. Nous intervenons en cas d'erreur manifeste."

Quant à l'argument de la concurrence invoqué par les caisses en difficulté, le ministre de l'intérieur estime que "c'est le comble! Elles ont combattu avec moi la caisse unique au nom de la concurrence. En maintenant elles incriminent la concurrence. Celle-ci les oblige à veiller aux coûts, pas à se suicider".

Début octobre, Santésuisse avait confirmé que 18 assureurs risquaient d'augmenter leurs primes 2010 une nouvelle fois en cours d'année en raison de réserves insuffisantes. Les caisses qui proposent les primes les plus basses sont les principales concernées.

Pour Santésuisse, la responsabilité de cette situation revient aux services de Pascal Couchepin. L'OFSP a été averti de la situation de ces 18 caisses mais il n'a pas fait son travail, selon l'organe faîtier.

Alors que des années durant le Conseiller Fédéral-Ministre-Président-chef des assurances Couchepin a défendu becs et ongles les assureurs maladies contre les attaques du PS, il se rendrait compte à deux semaines de son départ en retraite que les assureurs maladies seraient peut-être un tantinet menteur…

Il un peu tard pour lui de mettre tout à coup du côté des payeurs !

Il admet aussi que sous sa responsabilité, les services en charges de valider les primes d’assurances maladies n’avaient en fait pas les moyens de contrôler la justesse des calculs des assureurs.

C’est l’aveu d’un foutage de gueule qui a duré des années !

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