05/11/2009

Doris Leuthard prie l'Italie d'arrêter de criminaliser la Suisse

La Suisse demande à ne plus être criminalisée par les autorités italiennes qui traquent les fraudeurs du fisc. En visite à Rome, Doris Leuthard a rappelé que la Suisse n'était plus sur la liste grise de l'OCDE et devait donc être retirée de la liste noire italienne.


"L'amnistie fiscale est légitime, mais nous ne sommes pas d'accord avec la manière dont elle est mise en oeuvre. Contrôler exclusivement les banques suisses revient à une criminalisation de celles-ci", a déclaré la conseillère fédérale à Rome.

Revenant sur le gel par la Confédération de l'accord de double imposition, la ministre de l'économie a précisé qu'il serait bien de pouvoir reprendre les négociations. Elle a posé comme condition préalable le retrait de la Suisse de la liste noire. Selon elle, "la reprise des négociations est improbable avant la fin de l'amnistie fiscale italienne fixée au 15 décembre".

La ministre de l'économie s'est rendue à Rome pour discuter avec son homologue italien Claudio Scajola des relations économiques entre les deux pays, qualifiées par ailleurs de "bonnes". Le différend fiscal italo-suisse n'était pas à l'ordre du jour.

Il faut que notre gouvernement cesse de demander, de prier, d’implorer les pays voisins ou les plus éloignés. Il est clair maintenant que la France, l’Allemagne et l’Italie ont accordés leurs violons pour nous attaquer à tour de rôle. Notre gouvernement doit cesser de se mettre à genoux et de tenter d’agir pour plaire à ces pays. Nous avons des moyens de rétorsions, nous devons en jouer.

Le ministre italien des finances cible les filiales des banques suisses en Italie pour y chercher des contribuables italiens. Il en a le droit. Nous avons le droit de fouiller systématiquement les camions italiens désirant traverser la Suisse. Nous avons le devoir même de contrôler que ces véhicules sont en état de marche. Plutôt que de dépenser des milliards pour créer des infrastructures routières et ferroviaires destinées au transit des Alpes par les camions européens. Nous devrions dépenser cet argent pour créer un pipe line entre le Rhin et le Rhône pour pouvoir dans quelques années choisir lequel de nos voisins aura ou n’aura pas d’eau ! Il est normal pour les français de faire commerce de l’eau. A nous de savoir en profiter ! La Suisse fournit du travail à une quantité invraisemblable de frontaliers, particulièrement français. En ces temps de crise l’activation de la clause de sauvegarde, bien que mise de côté par le gouvernement, pourrait être remise sur le tapis. Soit les européens continuent à nous respecter et ils cessent leurs intimidations soit ils annoncent clairement la couleur et ils en paieront le prix.

Les gouvernements des pays de l’UE ont eu tout faux sur la crise bancaire et veulent faire payer le prix de leurs erreurs aux autres. Ne soyons pas les pigeons !

Commentaires

Je pense que la fraude fiscal de la part d'italiens a son origine en Italie.Pays ingouvernable,plombe l'Euro par la mauvaise gestion de ses déficits public et une maffia en pleine santé au sud qui rackette les investisseurs et les commerçants.

La Suisse à bon dos,depuis quelque temps.

D.J

Écrit par : D.J | 07/11/2009

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