09/11/2009

Salaire minimum: l'USS pour le lancement d'une initiative

Le salaire minimum doit être ancré dans la constitution, selon l'Union syndicale suisse (USS). Réunis en assemblée à Berne, les délégués de l'association faîtière des syndicats ont approuvé le lancement d'une initiative pour atteindre cet objectif.


Le projet de l'USS est principalement axé sur un encouragement des salaires minimaux dans les conventions collectives de travail (CTT). Pour les branches dans lesquelles il n'est pas possible de négocier une CCT, un salaire minimum général doit prendre le relais.

En Suisse, environ 400'000 travailleurs gagnent moins de 3500 francs, 13 fois par an, a rappelé l'USS.

L'idée d'un salaire minimum n'est pas nouvelle. Des initiatives dans ce sens ont déjà été lancées dans plusieurs cantons romands. Sur le plan fédéral, le syndicat Unia est lui aussi de la partie. Ses délégués se prononceront le 21 novembre sur un projet qui vise à inscrire dans la loi un salaire de 3700 francs, soit deux tiers du salaire médian.

Saisissant la balle au bond, le parti socialiste s'est positionné mi-octobre en faveur d'un projet de salaire minimum à 3500 francs.

Les délégués de l'USS se sont par ailleurs penchés sur la mauvaise conjoncture. Ils ont adopté une résolution pour une lutte plus efficace contre la crise et les démantèlements sociaux. Le texte exige des hausses de salaire de 1,5 à 2,5 pour cent et des chèques pour contrer l'explosion des primes d'assurance maladie.

Il demande aussi davantage d'investissements publics et d'offres de formation continue et une augmentation du nombre de jours d'indemnités chômage.

Les syndicats suisses et le PS ne tirent aucune leçon de ce qui se passe chez nos voisins. L’exemple le plus marquant est en France. Les français ont le SMIC. Le salaire minimum garanti. En fait, il s’apparente beaucoup plus au revenu maximum garanti. N’importe quel ouvrier commençant une carrière au SMIC, la finira au SMIC. Je doute que ce soit ce que veulent les syndicalistes, mais j’ai pratiquement la certitude que c’est ce qu’ils obtiendront si d’aventure leur initiative recevait l’aval du peuple.

Je ne serais pas surpris que le patronat soutienne cette initiative, mais en sous main seulement, de peur de la torpiller !

Commentaires

C'est à se demander pour qui travaillent les syndicats en Suisse... Pour les travailleurs ou pour le patronat ? Cette sacrée paix du travail commence à coûter cher.

Après les bilatérales, le nivellement du salaire par le bas !

Écrit par : Volvina | 09/11/2009

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