17/11/2009

Calmy-Rey: la voie des bilatérales est de plus en plus difficile

La voie des négociations bilatérales avec l'Union européenne est de plus en plus difficile, a affirmé Micheline Calmy-Rey. Les 27 pays membres de l'UE "commencent en à avoir assez" des demandes particulières de la Suisse, selon la conseillère fédérale. "Cela leur coûte cher et pour la Suisse ce n'est pas facile, avec 27 Etats en face de nous", a-t-elle ajouté.


"La voie des bilatérales n'est pas un chemin parsemé de pétales de rose. Cela devient de plus en plus complexe et l'on prend le risque de se perdre dans les détails et de ne plus voir l'ensemble", a dit Mme Calmy-Rey, pour qui "les enjeux auxquels doit faire face la politique européenne de la Suisse sont considérables. La marge de manoeuvre dont dispose notre pays pour mener une politique autonome s'est réduite".

La conseillère fédérale a évoqué plusieurs problèmes. L'UE exige un engagement accru de la Suisse à reprendre les développements de l'acquis communautaire. "La politique européenne de la Suisse est mise à rude épreuve dans ce domaine. Car même si le Conseil fédéral reconnaît le développement permanent de l'UE et s'en félicite, il est évident pour lui qu'il est hors de question que la Suisse reprenne automatiquement le droit européen", a expliqué la conseillère fédérale.

La crise économique et financière a par ailleurs rendu la situation plus difficile. "Les entreprises suisses sont de plus en plus confrontées à des discriminations lorsqu'elles accèdent au marché européen...", a relevé la conseillère fédérale.

Elle a aussi évoqué l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, qui rend la situation "plus complexe", avec un plus grand nombre d'interventions des Etats membres de l'UE et du parlement européen dans les relations avec la Suisse.

La Suisse doit réagir à ces évolutions. Selon la cheffe du DFAE, "il faut d'abord évaluer les difficultés et la capacité à continuer la voie bilatérale" et "examiner les chances et les risques qu'offre la qualité de membre par rapport à celle de non-membre", un examen qui devrait être achevé en 2010.

Si la Conseillère Fédérale Calmy Rey a peur du travail et de la difficulté, c’est le moment pour elle de faire place à un(e) jeune. Quelles sont les demandes de la Suisse que les membres de l’UE jugent intolérables ?

Je crois plutôt que la difficulté de la Cheffe du DFAE c’est de continuer à brader les intérêts de nos concitoyens en faisant croire qu’il s’agit d’exigences de l’UE. Le PS est ses représentants au CF sont des pro adhésion à l’UE alors que la majorité du peuple n’en veut pas. Ou en tout cas pas d’une UE telle qu’elle est actuellement. Une UE ou les minorités ne sont pas respectées. Une UE ou les « Grands » pays ne respectent même pas leurs propres engagements. Il suffit de voir la courbe de la dette de la France ou de l’Italie pour s’en rendre compte. Des pays moins importants ne pourraient certainement pas « s’asseoir » sur le pacte de stabilité monétaire. Le DFAE ne devrait en aucun cas être dirigé par un membre d’un parti pro UE. Que Ueli Maurer reprenne le DFAE et l’ UE se rendrait vite compte que la Suisse sait (de nouveau) se défendre et faire valoir ses droits.

Commentaires

Cessez de prendre vos vessies pour des lanternes, il faut se faire une raison, la Suisse ne peut pas faire autrement qu'adhérer...soyons contents d'avoir gagné quelques années en bilétarisme grâce à Blocher, mais cette fois les patates son cuites et plus vite que vous ne le pensez !

Toutes nouvelles décisions, de l'UE devra être acceptée par la Suisse (lu dans les médias UE). Et svp cessez de toujours comparer la Suisse à l'Italie ou à la France ! pourquoi ne comparez-vous pas la Suisse au Danemark ? chômage 2,7 % ! J'ai des ami Uruguayens qui vont venir reprendre leurs dépôts dans diverses banques suisses...pour aller les placer, en Angleterre ! et oui, dans un pays UE !

Écrit par : Café | 18/11/2009

@Café,
Bonjour, merci pour votre commentaire.
Si, nous pouvons continuer à vivre sans adhérer. Contrairement à ce que vous pensez, le traité de Lisbonne va plus nous aider que nous nuire. Ce traité est en fait un moyen pour la classe politique de réduire encore la démocratie dans l'UE. Les petits pays vont être exclu de facto de toute décision. En réaction, ils vont soutenir la Suisse le plus souvent possible, non pas pour nos beaux yeux, mais par intérêt. Ils pourront ainsi démontrer aux autres pays qu'ils ne peuvent avoir moins que ce qu'obtient la Suisse en restant hors de l'UE. Le Luxembourg agit ainsi depuis longtemps pour protéger son secret bancaire. Dans une mesure moins visible mais tout aussi efficace, le Royaume Uni fait de même. C'est pour cela que vos amis d'Amérique du Sud déplacent leurs économies.
Je n'ai pas comparé la Suisse à la France ou à l'Italie, je dit simplement que ce sont deux pays fondateurs de l'UE, qu'ils se sont battus pour l'EURO et le traité de Maastricht et que maintenant ils s'assoient dessus parce qu'il en va de leur intérêt nationale plutôt que de l'intérêt de l'UE. Des plus petit pays comme l'Autriche par exemple ne peuvent pas se permettre ce genre d'attitude.
C'est là que le bas blesse.

Écrit par : salegueule | 18/11/2009

Mais c'est évident que même au sein de l'UE, les pays gardent leurs diffférences et leurs "jalousies" ce qui me semble tout à fait normal pour une bonne concurrence. Je vous signale, qu'aux USA c'est exactement la même chose, puisque chaque Etat dispose de ses propres lois et SURTOUT quand on pense à l'Etat de Delaware, cela ne vous fait-il pas penser au Luxembourg chez nous ? Par contre, il est vrai que chaque Etat est libre en ce qui concerne le marché des Entreprises et c'est ce marché-là, qui manque aux Entreprises suisses !

Moi, je suis pour une adhésion à l'Anglaise...c'est-à-dire garder sa propre monnaie et surtout ne pas être membre de Schengen. Pour ce qui est de la démocratie directe etc... rien n'empêche la Suisse de la garder. Par exemple, si nous étions dans l'UE, rien n'empêcherait le peuple de voter, pour ou contre la fumée dans les lieux publics, le CEVA, etc... Les lois, d'un pays de l'UE n'ont jamais interférés dans celles d'un autre pays UE. Les lois françaises, par ex. le PACS ne sont pas les lois italiennes, qui elles, refusent le PACS !

Écrit par : Café | 19/11/2009

@Café,
Bonjour, merci pour votre commentaire.
Vous comparez ce qui ne l'est pas. Aux USA, les politiques étrangères, militaires, économiques et financières se sont au niveau fédéral. Les Etats n'ont rien à y dire. En Europe, ce n'est pas exactement cela. Même pas du tout. Chacun continue à faire comme cela l'arrange et tant pis pour les autres!
Pour ce qui est de la démocratie, il suffit de vois comment vient d'être élu le président de la "nouvelle" Europe, celle de Lisbonne. Le peuple et le parlement n'ont rien eu à dire. En fait, il s'agit plus d'un marchandage entre quelques élus que d'une élection. Combien d'européens vont se sentir représenté par le 1er ministre belge? Celui qui n'arrive pas à mettre fin à la "guerre" entre 2 cultures d'un même pays...

Écrit par : salegueule | 19/11/2009

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