04/03/2010

Vaud: le Conseil d'Etat s'oppose aux apprentis sans-papiers

Le projet lausannois d'engager des apprentis sans-papiers est toujours contraire au droit fédéral actuel. S'appuyant sur un avis de droit, le Conseil d'Etat vaudois a pris formellement position. La ville de Lausanne s'expose à des sanctions si elle passe outre.


De son côté, la Ville de Genève est prête à engager des jeunes sans statut légal, selon la conseillère administrative Sandrine Salerno. Elle offrira quelques places dès la prochaine rentrée. Genève est solidaire de Lausanne qui a eu raison de jeter un pavé dans la mare, déclare Sandrine Salerno dans une interview du "Courrier". Elle offrira quelques unités aux clandestins.

"Comme Lausanne, nous dépendons du canton qui signe les contrats d'apprentissage et délivre les diplômes. La Ville peut se dire prête, mais il faut l'aval du canton, lui-même subordonné au couperet fédéral. Ceci dit, il existe toujours une marge d'interprétation des lois."


Dans le canton de Vaud, un avis de droit, rendu par le Service juridique et législatif cantonal, conclut que la Convention relative aux droits de l'enfant n'est pas directement applicable en l'espèce, souligne le gouvernement vaudois. La Ville ne peut donc pas invoquer ce texte pour justifier une entorse au droit fédéral.

La Conseil d'Etat rappelle en outre que Vaud suit depuis 2005 une politique plus tolérante que la plupart des autres cantons suisses en matière de formation post-obligatoire pour les jeunes sans autorisation de séjour. Les formations en école, pour lesquelles un permis de travail n'est pas nécessaire, leur sont accessibles.

Le Conseil d’Etat vaudois serait la seule institution dont les membres se souviennent qu’ils ont été élus par le peuple pour que ce dernier soit défendu ? Les élus de la Ville de Lausanne ainsi que ceux de la Ville de Genève ne pensent-ils qu’à s’occuper de jeunes qui n’ont en principe rien à faire en Suisse ? Alors que le chômage est proche des plus haut, que les jeunes locaux sont les plus touchés, au lieu de s’en occuper, les élus de ces grandes villes préfèrent aider des jeunes sans papiers plutôt que de se charger de ceux dont ils et elles (les élu(e)s)  sont sensés avoir la responsabilité de leur formation. Cependant il est clairement plus médiatique de s’occuper de sans papiers plutôt que de faire sont boulot. Que les électeurs et électrices se souviennent au moment des prochaines élections de qui s’occupent d’eux et de qui s’occupent des autres. Même si ces jeunes ne sont pas déméritant, les élus Lausannois et Genevois donnent une espèce de prime aux parents de ces jeunes. C’est une façon de leur dire qu’ils ont bien fait de ne pas respecter nos lois. Qu’ils ont eu raison de rester en Suisse en situation irrégulière.

Commentaires

Tosato, Salerno, il est assez curieux de constater que les gens qui aspirent à nous submerger d'étrangers portent eux-mêmes des patronymes à consonnance étrangère.

Du coup, on n'a pas vraiment le sentiment que leur préoccupation première est de témoigner de la reconnaissance au pays qui les a accueillis...

J'avais déjà eu cette pénible impression avec des propos tenus par Mme Ada Marra ainsi que par MM. Antonio Hodgers, Joseph Zysiadis, Jacques Neyrinck, Ricardo Lumengo ou Innocent Naki...

Écrit par : Scipion | 05/03/2010

Bien que cela n'ait pas à faire avec votre blog, je me permets de mettre le lien qui suit.

SAMEDI les Musulmans de Suisse manifestent à BERNE suite à l'appel au djihad de Khadafi.

http://regardsdefemmesmusulmanes.blog.tdg.ch/archive/2010/03/04/touche-pas-a-mon-pays.html

Écrit par : CEDH | 05/03/2010

Comment après, pourront nous dénoncer les patrons que violent la lois en engageants des clandestins? Je pense que l'on peut faire des exceptions au cas par cas pour les sans-papiers; Mais il me semble que cela n'est pas dans la compétence des municipalités qui prennent des initiatives sans se référer au cantons qui gèrent l'immigration selon les lois fédérales.

Après pendant que l'on y est, on peut aussi demander à la municipalité de Lausanne de donner le droit de vote au nivaux fédéral pour les sans-papiers. On nous dira que c'est un geste pour les intégrer au mieux. Et après on devrait aussi les faire participer comme candidat aux élections et les faire aussi entrer à la police, un gage pour moins de racisme dans la police envers les étrangers sans-papiers etc...etc... Et tout cela hors la loi.

D.J

Écrit par : D.J | 06/03/2010

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