15/03/2010

Ultimatum italien à la Suisse pour mettre fin à la crise des visas

L'Italie hausse le ton face à la Suisse dans la crise des visas liée à l'affaire Kadhafi. Si aucun accord n'est trouvé entre Berne et Tripoli d'ici le 5 avril, Rome présentera une proposition visant à permettre à la Libye de passer outre l'opposition suisse à l'octroi de visas Schengen.

 


Cette initiative devrait être présentée par l'Italie, l'Espagne, le Portugal et Malte lors de la prochaine réunion des ministres des affaires étrangères de l'UE le 22 mars, a déclaré le chef de la diplomatie italienne Franco Frattini, à l'issue d'un "long" entretien avec le premier ministre libyen Al Baghdadi El-Mahmoudi à Tripoli.

Un nouveau règlement concernant l'octroi de visas Schengen doit entrer en vigueur le 5 avril. Il prévoit la possibilité d'émettre des visas à "territorialité" limitée à un certain nombre de pays membres de l'Espace Schengen, a dit M.Frattini. Chaque pays pourra ainsi émettre un visa qui sera valable pour son territoire et pour les autres pays adhérant à cette initiative.

Dans ce contexte, si la crise "n'est pas résolue d'ici au 4 avril, l'Italie proposera à tous les autres pays de Schengen" d'attribuer des visas aux personnalités libyennes, même si la Suisse "continue à s'y opposer".

"Il n'est pas possible que les membres d'une délégation libyenne qui négocient des accords avec l'UE soient inscrits sur la liste noire helvétique", a déclaré le ministre italien, dont le pays entretient des relations étroites avec le régime de Tripoli.

Durant cette rencontre, les Libyens ont souligné la "profonde indignation" du leader libyen Mouammar Kadhafi d'avoir été inscrit sur la liste noire.

Franco Frattini a par ailleurs assuré que Tripoli ne "s'opposerait pas" à des solutions, même rapides, dans le cas de Max Göldi. Le dossier de l'otage suisse retenu en Libye depuis plus de 600 jours sera examiné par la justice "sans a priori négatifs", a-t-il dit, affirmant avoir reçu des "assurances" en ce sens de M.El-Baghdadi.

Quatre membres de l’UE ont clairement choisi leur camp !! Ils préfèrent la dictature libyenne et ses contrats à la démocratie d’un proche voisin. Voisin qui a accueilli des décennies durant des ressortissants de leurs pays. Les natifs de trois de ces pays, Italie, Espagne et Portugal, qui vivent chez nous doivent être fier de leur pays d’origine…

Par chance pour eux, notre gouvernement, n’agissant pas comme le gouvernement soutenu par ces quatre pays, ne prendra pas de mesures à leur encontre.

(Les Suisses qui se sont sentis trahis par H.-R. Merz lorsqu’il a présenté ses excuses pour rien, doivent maintenant se rendre compte que nos voisins sont encore pis !)

Je suis fort triste de constater que le preneur d’otage soit indigné d’être sur une liste noire…. En ce qui le concerne, la liste devrait être encore plus foncée !!!!

Il est extraordinaire que le ministre libyen se soit cru obligé de donner des assurances au ministre italien que la justice libyenne examinera le cas de Max Göldi « sans a priori négatifs » Cette assurance montre clairement comment la justice libyenne est vue par M.El-Baghdadi. Si Tripoli, comme l’affirme M. Frattini, ne s’oppose pas à une solution, que Max Göldi soit libéré, immédiatement….

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