30/08/2011

Criminalité: le taux suisse augmente et rattrape celui de l'Europe

Le taux de criminalité a augmenté en Suisse depuis 2004 pour s'aligner largement sur celui de l'Europe. Les cambriolages affichent une hausse, de même que la violence et les menaces, selon une étude. La population continue cependant de faire confiance à la police.

 


Sept cantons - dont Neuchâtel et Fribourg - et 22 communes ont profité de l'enquête nationale pour mener une étude approfondie. Les résultats permettent de nuancer la situation et de mettre en évidence des particularités régionales ou locales.

Cependant, le mythe de "la Suisse comme 'pays le plus sûr du monde'" a vécu, a souligné le professeur Martin Killias mardi devant les médias à Berne. Il présentait les résultats d'une étude qu'il a dirigée au sein de l'Institut de criminologie de l'Université de Zurich et qui était mandatée par la Conférence des commandants des polices cantonales (CCPCS).

Moyenne européenne

Le sondage, réalisé auprès d'un échantillon de 2000 personnes, porte sur une période de cinq ans (2006 à 2010). Il révèle qu'en matière de cambriolages et d'agressions et menaces, la Suisse a atteint la moyenne européenne, alors qu'elle affichait encore les taux de criminalité les plus bas d'Europe en 1988.

Pour Martin Killias, la croissance des actes de violences est probablement due à l'évolution des loisirs nocturnes. Selon le criminologue, cette tendance semble inévitable si l'on songe au nombre considérable de personnes qui sortent très tard le soir, consomment de l'alcool et utilisent les trains ou bus nocturnes.

Les résultats détaillés montrent par exemple que les Neuchâtelois se sentent plus en sécurité et sont moins anxieux que la moyenne suisse. Les taux de criminalité se présentent en effet sous une lumière plutôt favorable dans le canton.

Dans le canton de Fribourg, le taux des infractions est égal ou inférieur à ceux des anciens sondages effectués en Suisse et dans le canton, sauf pour les brigandages, les violences et les menaces. Pour ce qui est de la police, 80,2% des personnes interrogées lui font confiance. Son travail est jugé très bon ou assez bon par 91,6% des Fribourgeois.

 

Nos politiciens sont tous responsables de cette situation :

La gauche en refusant systématiquement d'admettre qu'il vaut mieux traiter les victimes plutôt que les délinquants. La politique de la prévention ne fonctionne pas. Les policiers ne sont pas là pour faire du social, mais pour faire respecter la loi.

La droite en réclamant plus de sécurité mais en refusant d'en voter les moyens a toute sa part de responsabilité. Alors qu'à Genève le nombre de place de prison est largement inférieur à la « demande », les députés votent un agrandissement insuffisant !

Les crédits pour plus de policiers ne sont pas accordés.

 

Commentaires

Pierre-François Unger, le Conseiller d'Etat PDC, est un des "inventeurs" du sentiment d'insécurité des genevois. Il ne cessa de suggérer que le peuple genevois exagérait l'insécurité réelle et que son accroissement n'était somme toute que le fruit de l'imagination du peuple.

Aujourd'hui même le bon professeur Killias est obligé de reconnaître que le niveau de sécurité de la Suisse s'est dégradé. Que l'exception suisse en la matière n'existe plus, ce que le peuple suisse avait donc bien pressenti avant lui; ce qui par ailleurs laisse ouverte d'intéressantes questions épistémologiques sur la manière dont en Suisse se forme la connaissance du réel... ( lol ).

N'en demeure pas moins la question de la responsabilité politique d'une telle dégradation de la sécurité en Suisse. D'une dégradation dont le déni opéré par les autorité politiques n'a fait qu'aggraver les conséquences.

En d'autres termes, Mr Unger ne devrait-il pas démissionner ?

Et son parti le PDC, ainsi que ceux qui professaient le même déni face au peuple ( PLR, PS, VERTS )ne devraient-ils pas être sévèrement sanctionnés lors des prochaines élections ?

Écrit par : 022 | 31/08/2011

Qu'un socialiste conclut ce que l'UDC annonçait cela il y déjà deux décennies, ce n'est qu'un effet de manche pour ne pas prendre une gifle aux prochaines élections.

Notez que la Gauche, mais aussi la droite bourgeoise, ont toujours une bataille de retard. Nous nous ne sommes pas au moment de faire cette constation, qui, somme toute, n'a pas besoin de sortir de la bouche d'un prétendu expert, mais il s'agit de savoir si notre justice s'est alignée sur celles des autres pays européens en ce qui concerne les peines fermes qui sont prononcées.

Bref, d'ici que nos élus se posent cette question, il va en avoir du "sentiment d'insécurité" !

Écrit par : Bob Pahud | 01/09/2011

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