11/11/2011

Fiscalité: Micheline Calmy-Rey a convoqué l'ambassadeur de France

La Suisse s'est montrée irritée par les propos du président français Nicolas Sarkozy lors du G20 à Cannes sur les efforts insuffisants de la Suisse en matière de fiscalité. Micheline Calmy-Rey a indiqué vendredi soir avoir convoqué l'ambassadeur de France.

"Nous avons été surpris et très mécontents, nous avons cité l'ambassadeur de France à Berne pour lui dire notre mécontentement de cette manière de faire", a déclaré la présidente de la Confédération dans l'émission "Pardonnez-moi" de la TSR, dont un extrait a été diffusé vendredi soir dans le 19:30.


"Antigua-et-Barbuda, La Barbade, Botswana, Brunei, Panama, Seychelles, Trinidad-et-Tobago, Uruguay et Vanuatu ne se sont pas dotés d'un cadre juridique adapté à l'échange d'informations fiscales", avait indiqué M. Sarkozy vendredi dernier. "La Suisse et le Liechtenstein ne sont pas encore qualifiés" parmi les pays qui ont mis en place un tel cadre, avait-il ajouté.

Argent taxé

"Notre réponse c'est de dire non, la Suisse a adopté les standards de l'OCDE et nous menons une politique d'argent taxé que nous poursuivons avec beaucoup de constance au travers des accords de double imposition", a souligné Mme Calmy-Rey. "Ce n'est pas amical du tout. Nicolas Sarkozy a probablement un problème avec nous, je ne sais pas lequel", a-t-elle supposé.

Réagissant aux propos du président français le lendemain sur les ondes de la Radio suisse romande, Pascal Saint-Amans, responsable de l'OCDE, avait déclaré qu'en terme de transparence, "la Suisse a fait des progrès importants qui ont été reconnus. Il est dommage qu'on ait pu dire que la Suisse est un paradis fiscal. Ce n'est pas le cas aujourd'hui".

 

La présidente de la confédération a eu raison de convoquer l'ambassadeur de France et de lui dire son fait. En ce qui concerne le problème que le président Sarkozy a avec la Suisse, de mon point de vue il est clair comme de l'eau de roche : Sarkozy a une peur bleue de ce qui pourrait sortir des enquêtes menées en Suisse au sujet des rétro commissions  payées lors de la vente par la France de sous-marins au Pakistan. De plus, alors qu'il n'était « qu'avocat  d'affaires » il aurait aidé nombre de ses clients à ouvrir des comptes bancaires en Suisse. Comptes probablement non déclarés...Il est donc en train d'allumer des « pares feux » préventifs afin de faire croire à ses compatriotes, lorsque les affaires sortiront, qu'il s'agit de basse vengeance de la Suisse contre un chef d'Etat qui essaie de faire rapatrier de l'argent noir.........

 

Commentaires

Le petit Nicolas ouvrait ses yeux aussi gros que des billes de loto lorsqu'il voyait passer devant son nez poilu des sommes astronomiques lorsqu'il était de passage à Genève en très bonne compagnie. Qui ne se souvient des accoiuntances entre feu Etienne Léandri et Charles Pasqua l'empereur des pots-de-vin ?

Écrit par : Jolivet F.H. | 13/11/2011

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