07/10/2009

La fin du secret bancaire ne tuera pas la banque suisse. Elle mourra avant…..

Les régulateurs et les auditeurs s’en chargent et y mettent du cœur à l’ouvrage.

La crise bancaire est une crise de confiance dit-on partout. C’est vrai.

La dernière crise financière n’est pas le fait des traders et de leurs boni invraisemblables.

La dernière crise financière n’est pas le fruit du manque de régulation des banques.

La crise financière provient avant tout du manque de confiance que les banques ont les unes envers les autres. Alors que la confiance est le principal outil du banquier, celle-ci a disparu du vocabulaire des régulateurs des banquiers.

Confiance, ce mot qui suffisait encore il y a moins de trente ans pour faire n’importe quelle affaire, ne veut plus rien dire pour la plupart des banquiers. Le ver est entré dans le fruit, il l’a pourri.

Le régulateur qui a voulu et réussi à introduire la méfiance dans la tête du banquier, dans sa comptabilité, dans sa façon de voir les affaires, les clients.

Il n’y a pas si longtemps, le banquier se débrouillait seul pour savoir à qui faire confiance et pour quel montant.

Il se débrouillait seul pour fixer des limites et les faire respecter.

Il se débrouillait seul pour fixer le taux d’intérêt auquel il prêtait, pour fixer sa marge.

Le client se débrouillait aussi pour savoir auprès de quel établissement il voulait emprunter ou déposer ses avoirs.

Le monde de la banque fonctionnait parfaitement bien. Certes Il y a eu des écarts comme Baring en Asie, le fonds LTCM en Europe, même en Suisse, la BCGE a terriblement souffert des ses activités immobilières, le Canton a du la recapitaliser. Les sommes perdues à l’époque étaient colossales mais le système n’a jamais été en danger.

Les politiques, ceux qui n’étaient pas majoritaires, ceux qui ne sont pas entrepreneurs, ont pris la population à témoin. Ils ont réussi à imposer, par le populisme, les destructeurs de la banque : les régulateurs, les auditeurs, les juristes etc. Tous ces métiers qui, tels des parasites sur un animal en bonne santé, sont venus pour se goinfrer d’honoraires presque aussi exorbitants que les bonis des traders, insinuer, semer le doute, le trouble dans l’esprit du banquier, insuffler l’idée que la méfiance était bien meilleure que la confiance. Ils sont parvenus à faire croire aux décideurs politiques, les parlementaires, que le prix de la confiance était plus élevé que celui de la méfiance. Pendant près de 2 siècles les banquiers ont démontrés le contraire, mais le politiciens avaient cette fois des interlocuteurs aux arguments bien affûtés, des gens capables de convaincre n’importe qui. Des « communicateurs », des beaux parleurs ont réussi à convaincre qu’il fallait tout contrôler, mieux encore : faire contrôler par d’autres, des indépendants, des personnes non impliquées par la marche des affaires.

Mieux encore, il est encore plus prudent de faire contrôler les contrôleurs par d’autres contrôleurs. C’est plus sûr !

Pour être sûr de ne pas avoir de problèmes, le banquier charge l’auditeur de créer les procédures. Ainsi il se vérifiera lui-même…….Il ne trouvera rien de dangereux, rien d’anormal. La banque est tranquille, elle peut travailler sans soucis. Elle est contrôlée, recontrôlée par des experts.

Ces contrôles coûtent cher, très cher. Mais ce n’est pas grave, le banquier a les moyens…

Le budget « compliance » des banques a explosé. Cette charge devient de plus en plus insupportable. Les coûts de ces départements devenus obligatoires engendrent de nouveaux coûts !

Le gestionnaire passe son temps à remplir des formulaires au lieu de s’occuper des comptes de ses clients et de générer des profits. Sa rentabilité baisse. Le contrôleur contrôlé ne s’en rend pas compte.

Et les ennuis arrivent. Les contrôleurs grassement payés n’ont rien venu venir, ils ne connaissent pas le métier de banquier. Ils sont juste là pour contrôler. La plupart du temps ils ne savent même pas ce qu’ils doivent contrôler. Ils ne savent pas comment contrôler. Ils ne savent pas que chercher. Ils ignorent où sont les éventuels risques que prendrait la banque. Ils sont là pour contrôler. Le régulateur leur a demandé de contrôler, alors ils contrôlent. Ils contrôlent que les documents sont correctement remplis, qu’il ne manque pas une virgule, que des procédures existent, qu’elles sont respectées, sans contrôler leur efficacité. Ils contrôlent que les grilles de gestion sont respectées, que les éventuels dépassements de limites ont été annoncés à la Finma.

Le régulateur dans sa géniale connaissance du métier, dans sa prudence qu’il voudrait contagieuse, a imposé des règles comptables obligeant les banquiers a amortir immédiatement tout actif dont la valeur baisse. Cela a déclenché la crise. Le banquier étant obligé de comptabiliser des pertes qu’il n’a pas réalisées, de considérer que l’actif acheté à un prix X ne vaut plus que Y même si le banquier ne veut pas le vendre. Il doit comptabiliser la perte. Le régulateur a dit !

En annonçant ces pertes, selon la volonté du régulateur, (le banquier doit immédiatement faire savoir au monde entier qu’il a subi des pertes) le banquier perd la confiance des autres banquiers. Ils ne veulent plus lui prêter de l’argent. A ce moment là, le banquier doit réaliser la perte qui n’était que virtuelle. Il doit vendre l’actif X, mais plus au prix de Y, ce sera au premier prix venu qui sera forcément encore plus bas. La perte grossit encore en devenant effective. Le peu de crédit qu’il pouvait rester au banquier est encore amoindri. Le régulateur est passé par là.

Le marché est régulé. Il est même relégué….

La confiance reviendra-t-elle ?

30/03/2009

Crise/Régulation: Trichet (BCE) souligne le rapprochement entre les pays du G20

Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet a souligné lundi le "formidable rapprochement" entre les pays du G20 sur la nécessité d'une régulation et d'une surveillance des marchés à trois jours du sommet de Londres.

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14/01/2009

Et si l’économie réelle n’était pas si touchée par la crise financière ?

A voir les commentaires que les commerçants font sur les ventes des premiers jours des soldes, on pourrait croire que la crise n’est que dans les journaux !

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02/11/2008

Porsche met temporairement sa production à l'arrêt

Le constructeur allemand de voitures de sport Porsche a décidé de mettre temporairement sa production à l'arrêt en raison de la crise économique mondiale, a indiqué un porte-parole. Les vacances de Noël des travailleurs seront ainsi prolongées de trois jours.

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29/10/2008

Une leçon pour les Hedges funds ?

La société Porsche Holding, actionnaire fortement représenté dans le groupe Volkswagen et désireux d’augmenter encore sa participation est en train de donner une magistrale leçon aux spéculateurs de toutes sortes dont certainement des hedges funds.

Pariant sur la baisse des marchés, particulièrement le marché automobile, un groupe de spéculateurs à vendu à découvert des actions Volkswagen. Ces vendeurs ont empruntés les titres pour pouvoir livrer les actions vendues. Jusqu’ici rien de bien particulier sauf que !

L’annonce de Porsche d’augmenter sa participation a créé une panique chez les spéculateurs. En effet, les prêteurs de titres en ayant besoin pour les présenter à Porsche en ont demandé le remboursement auprès des spéculateurs. Ces derniers sont donc forcés maintenant de racheter à n’importe quel prix, c’est le cas de le dire, les actions qu’ils doivent rendre. C’est ce qu’ils tentent désespérément de faire. Le problème qu’ils doivent maintenant gérer, c’est qu’il y a probablement plus de titres vendus à découvert que de titres disponibles. Ce qui fait que par ces temps plus que maussade pour les actions des constructeurs d’automobiles, nous voyons les cours de Volkswagen s’envoler. Passant de 200 Euros environ au début de l’année à près de 1000 Euros aujourd’hui, soit multiplié par 5. Dans le même temps, l’action Peugeot passait de 60 Euros à moins de 17 Aujourd’hui. Une action General Motors passait de USD 25 à moins de 6.

Est-ce que Porsche aurait réussi le coup de génie de se faire payer le paquet d’actions Volkswagen qu’il lui manquait par les spéculateurs ?

Ou Porsche aurait-elle joué avec le marché en le manipulant ? Est-ce que Porsche aurait elle-même prêté les titres aux spéculateurs, les rachetant lorsque les hedges funds les ont vendus, puis les réclamant aux emprunteurs ? C’est interdit par les lois boursières, mais à quel que part c’est presque moral !

De toute façon, il y a un autre grand gagnant dans cette histoire s’il sait en profiter, c’est le Land de Basse Saxe qui détient environ 20% des actions.

Les contribuables de cette région seront contents (durablement?) de la tournure des évènements.

28/10/2008

Caisses de pension: leur couverture est souvent insuffisante

Les fortes secousses qui ont touché les bourses en octobre ont de graves conséquences pour les caisses de pension helvétiques. Selon leur association faîtière, de très nombreuses institutions ont désormais une couverture insuffisante, soit moins de 100%.

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24/10/2008

BOURSES/MARCHÉS EUROPÉENS: panique et capitulation générales face à la récession

Comme leurs homologues asiatiques, les marchés boursiers européens cédaient à la panique vendredi, capitulant face à la dégradation de la conjoncture économique et les répercussions de la crise financière sur les entreprises.

Les Bourses de Paris et Francfort ont plongé par moments de plus de 10%, Londres et Madrid de plus de 9%. Elles sont parvenues à réduire leurs pertes, clôturant tout même sur de fortes baisses: Paris a cédé 3,54%, Francfort -4,96%, Londres -5% et Madrid -5,20%, Suisse -3,71%, New York (Djii) -3,59%

 

Alors que la plupart des actions de l’économie « réelle » avaient déjà été mises sous une forte pression de la part des vendeurs lors de la déconfiture des valeurs de l’économie « virtuelle »  soit les financières, une nouvelle couche est arrivée à l’annonce de prévisions plus que mauvaises.

Donc, ces valeurs ont soufferts deux baisses consécutives. Les médias, relayant certains acteurs du marché parlent de panique, de capitulation. Il est cependant étrange de constater que les valeurs « refuges » ne sont pas encore prises d’assaut. Si le CHF prend de la valeur contre l’Euro, il en perd contre le USD et le JPY. Valeur refuge ultime, l’or a plutôt tendance à baisser. Pourquoi ?

 

 

20/10/2008

BOURSES/MARCHÉS EUROPÉENS: les bourses confirment rebond, dopées par Wall Street

Les investisseurs ont paru rassurés dans la matinée par le rebond des marchés asiatiques, notamment du Nikkei, et dans l'après-midi par l'indicateur avancé" publié aux Etats-Unis, a précisé à l" Jean-Philippe Muge, gérant chez SwissLife Gestion Privée.

L'indice composite des indicateurs économiques américains, censé préfigurer l'évolution de la conjoncture dans les six prochains mois, a augmenté en septembre de 0,3%, a indiqué l'institut de conjoncture privé Conference Board.

Selon M. Muge, ce regain d'optimisme s'explique aussi par la perspective de sommets internationaux, dont le premier pourrait avoir lieu dès novembre à New York et par la faible valorisation des titres encourageant une chasse aux bonnes affaires.

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22:36 Publié dans Banques, Bourse, Finances | Tags : ubs, fortis, dexia | Lien permanent | Commentaires (0)

18/10/2008

Micheline Calmy-Rey pour une plus forte régulation des banques

Micheline Calmy-Rey a plaidé pour une plus forte régulation des banques. A l'occasion des 150 ans de comedia, elle a insisté sur le rôle que les syndicats avaient aussi à jouer dans la réorganisation du système bancaire, conséquence de la crise financière.

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Mme Widmer-Schlumpf irritée par les bonus de l'UBS

La conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf critique les bonus destinés aux banquiers de l'UBS. "Je ne peux pas accepter que l'on accorde des bonus à un moment ou l'on dilapide autant d'argent", a-t-elle déclaré à la télévision alémanique.

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