23/04/2008

Le Conseil fédéral veut renforcer l'appareil pénal helvétique

La Suisse ne devrait pas servir de refuge aux auteurs de génocides et de crimes de guerre ou contre l'humanité. Le Conseil fédéral a transmis au Parlement son projet visant à renforcer l'appareil pénal helvétique.

En adaptant son droit au Statut de la Cour pénale internationale, la Suisse se donne les moyens d'entamer des poursuites contre les auteurs des crimes les plus atroces. Ces nouvelles normes lui permettront aussi d'éviter que des infractions commises sur le territoire suisse ou par des ressortissants suisses soient jugées par la CPI.

Actuellement, le droit pénal suisse ne couvre les crimes de guerre que par un renvoi au droit humanitaire international. Pour disposer d'une base légale plus claire, le gouvernement propose de mentionner explicitement dans le code pénal les actes de guerre contre une population civile, le recrutement d'enfants soldats ou le recours à des armes interdites.

La notion de crime contre l'humanité serait précisée. Sont concernés le meurtre, l'extermination, la réduction en esclavage, les disparitions forcées, la torture, les infractions sexuelles ou la déportation commis dans le cadre d'une attaque généralisée ou systématique contre une population civile.

Ces crimes sont déjà couverts par le droit pénal suisse. Seul manque l'élément aggravant de l'attaque contre une population civile.

 

 

Il faut peut-être exclure les criminels au bénéfice d’un forfait fiscal………!

 

11/04/2008

E. Widmer-Schlumpf largement soutenue par la société civile à Berne

Plus de 12'000 manifestants sont venues soutenir la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf et dire leur mécontement contre l'ultimatum posé par l'UDC à Berne. Vers 15h30, les personnes présentes ont commencé à se disperser sans heurt.
Aucun incident n'a été déploré, a indiqué la police. La manifestation, qui a débuté à 14h00, a pris fin à 15h30 comme prévu.
Plus d'une dizaine d'orateurs, en majorité des femmes, se sont succédés à la tribune. Rosmarie Zapfl, présidente d'Alliance F, instigatrice de ce rassemblement, a été impressionnée par le nombre de participants.
La plupart des manifestants étaient des femmes, mais de nombreux hommes étaient aussi de la partie. Plusieurs pancartes dépassaient, dont une dénonçait l'agressivité de l'UDC, en particulier à l'encontre de femmes politiques.
a fait son apparition à la tribune sous les clameurs des manifestants vendredi à Berne vers 15h00. La foule l'a longuement acclamée en scandant "Bravo" et "Eveline". "Merci beaucoup d'être venus, a-t-elle dit en français.°
"Vous me faites du bien dans ces jours difficiles, merci de votre présences", a-t-elle poursuivi, visiblement émue, dans les quatre langues nationales. "Vous êtes venus pour moi, mais pas seulement, car nos institutions démocratiques sont remises en question".
Mme Widmer-Schlumpf a encore lancé un appel au respect et à la tolérance. Selon une correspondante sur place, compte tenu de la foule, le dispositif de police a été renforcé.

 

Madame Widmer-Schlumpf est de plus en plus politiquement isolée….En effet, le soutien qu’elle a obtenu ce vendredi à Berne n’est qu’un soutien de femmes à femme, de militant(e)s du PS venus assumer le scrutin de décembre dernier. On a pu trouver également ici ou là quelques UDC, mais si peu………

02/04/2008

L'UDC pose un ultimatum à Eveline Widmer-Schlumpf - vives réactions

La direction de l'UDC suisse exige d'Eveline Widmer-Schlumpf qu'elle quitte le parti d'ici au 11 avril et qu'elle démissionne du Conseil fédéral. C'est inacceptable, répond l'UDC grisonne alors que le Conseil fédéral s'étonne de l'attitude grossière de l'UDC.

Le comité central doit se réunir vendredi pour traiter de l'appel de la direction du parti à la démission de la Grisonne du gouvernement, précise l'UDC dans son communiqué. Il en informera les délégués le lendemain, qui ne se prononceront cependant pas formellement.

Le parti accuse toujours Mme Widmer-Schlumpf d'avoir préparé son élection avec le PS pour évincer Christoph Blocher. Selon l'UDC, elle a ainsi fait passer son intérêt personnel et celui du Parti socialiste avant celui de son propre parti. Elle a trompé la direction du parti et les électeurs en assurant plusieurs fois qu'elle n'accepterait pas une élection au Conseil fédéral.

En séance spéciale avec le Conseil fédéral sur la réorganisation des départements, l'intéressée n'était pas joignable pour une réaction. Mais le gouvernement a réagi dans un bref mais sec communiqué dans lequel il dit avoir pris connaissance avec "étonnement" de la "rude" demande de démission adressée par l'UDC à Eveline Widmer-Schlumpf.

Si la conseillère fédérale ne quitte pas d'elle-même le parti d'ici au 11 avril, l'UDC grisonne doit faire en sorte qu'elle soit exclue du parti d'ici au 30 avril. Si la section ne se plie pas à cette injonction, elle couvrirait des actions contraires aux intérêts de l'UDC.

Si Mme Widmer-Schlumpf ne pouvait pas rester à l'UDC, elle aurait l'occasion de changer de parti. Dans un communiqué, le Parti évangélique lui offre en effet l'asile.

 

L’UDC a parfaitement raison de demander la démission de cette dame.

Après le documentaire diffusé sur la DSR, (pourquoi la TSR ne l’a-t-elle pas diffusé ?) il semble clair que Madame Widmer Schlumpf avait « comploté » avec le PS et probablement le PDC pour évincer C. Blocher. Avec un précédent comme celui-ci, elle ne peut pas être crédible comme ministre.

Qu’elle parte !!!!!!

 

27/03/2008

CFF Cargo: les grévistes de Bellinzone veulent plus de garanties

Réunis en assemblée, les quelque 430 grévistes des ateliers CFF de Bellinzone ont demandé à la direction des CFF "plus de garanties" et de "nouvelles propositions en vue de négociations pour sortir de l'impasse." Une rencontre est agendée avec les CFF à 16h00.

Dans une résolution votée à l'unanimité, le personnel des ateliers CFF Cargo de Bellinzone, en grève depuis le 7 mars, demande à la direction des CFF d'avancer de "nouvelles propositions", en vue de "garanties minimales" qui n'ont pas encore été concrètement fournies.

Les grévistes réaffirment leur but initial qui est celui de "maintenir les ateliers de Bellinzone, comme le veulent aussi la population et les autorités tessinoises." Les CFF doivent garantir le maintien de la manutention des locomotives et des wagons à Bellinzone et l'application du contrat collectif de travail (CCT) à tous les employés des ateliers."

La résolution doit être présentée à la direction des CFF par le comité de grève lors d'une rencontre prévue à 16 heures à l'aéroport de Lugano-Agno. Mercredi soir, le Conseil d'administration des CFF avait promis de réexaminer la décision de supprimer des emplois à Bellinzone si la rentabilité du site pouvait être garantie.

 

Une fois de plus « nos amis grévistes » demandent, exigent, mais n’offrent rien. C’est bien là la preuve que ce sont des gens habitués à être assistés…

Pour eux, la négociation veut dire que l’autre doit tout céder contre rien !!!!!!!