10/01/2009

Libre circulation, énorme piège à C.. ?

Depuis l’entrée en vigueur de la libre circulation, les partisans du oui se targuent de la création en Suisse de 200'000 emplois. Dans le même temps, le nombre de chômeurs n’a diminué que de 50'000 personnes environ. Par contre, les partisans du oui omettent de préciser que nombre de places de travail ne permettent pas (ou plus) de vivre à celles et ceux qui occupent ces emplois.

A force de vouloir faire baisser les prix dans les commerces, on a réussi, par la concurrence entre les salariés, à faire baisser les salaires, malgré les lois anti-dumping, on a aussi réussi à faire baisser les prix payés aux producteurs, mais on n’a pas réussi à diminuer les marges des intermédiaires et des commerçants.

Il y a eu un transfert des charges des entreprises vers le contribuable. Les cantons, Genève par exemple, doivent subventionner les travailleurs dont les salaires ne suffisent pas à payer les primes d’assurances maladies. A Genève toujours, l’Etat doit également subventionner les loyers payés par ces mêmes travailleurs. Finalement, les entreprises font du bénéfice en ne permettant pas à leurs employés de gagner suffisamment d’argent pour vivre décemment. La différence étant prise en charge par l’Etat, ils auraient tort de se gêner.  En refusant la libre circulation, il est probable que  la concurrence serait inversée. Le manque de travailleurs ferait certainement monter les salaires et diminuer les impôts puisque les aides diminueraient. Ce n’est évidemment pas de l’intérêt des entreprises car cela ferait baisser les bénéfices des patrons. Les cours des actions, dans un premier temps en tout cas, n’iraient pas dans le sens qu’espèrent les actionnaires.

Il n’est en tout cas absolument pas normal qu’un salarié ne puisse plus vivre de son salaire s’il n’a pas d’aide sociale du canton. Si on reprend l'histoire, on peut penser que les trente glorieuses l’étaient parce que la main d’œuvre manquait, pour faire du bénéfice les entreprises devaient « donner » du pouvoir d’achat aux travailleurs. La fin des ces années correspond plus ou moins au début de la C.E.E., cette institution qui a remplacé la C.E.C.A.

Il est « moderne » de parler Europe, de vouloir participer à la création de cet énorme marché.

En y réfléchissant, on se rend compte que cette Europe ne fonctionne pas. Qu’elle nourrit une quantité astronomique de fonctionnaires, de technocrates, de règles que plus personne ne peut maîtriser et même comprendre.

La Suisse, en refusant d’accepter le « paquet antidémocratique » qu’est le sujet de la votation du 8 février, refuserait l’arnaque proposée par le gouvernement et soutenue par une majorité du parlement.

En acceptant le chantage de l’effet guillotine, nous nous verrons forcé, le moment venu d’accepter la Turquie. Puis d’autres. Dans un temps pas si lointain, la Suisse sera en Europe ce que sont aux Etats-Unis les réserves d’indiens ! Des curiosités touristiques !

09/01/2009

La gauche demande de voter oui à la libre circulation

Tant la prospérité de la Suisse que l'efficacité des contrôles antidumping dépendent directement de la libre circulation." Forte de cette conviction, la gauche a appelé les Suisses à voter "oui" le 8 février et à ne pas céder aux sirènes de l'UDC.

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09:00 Publié dans Economie, Europe, Politique, Suisse | Tags : cf, ps, prd, pdc, udc, mbg | Lien permanent | Commentaires (5)

08/01/2009

LIbre circulation: interdit, le site d'un opposant reste en ligne

Malgré son interdiction, le site internet de l'opposant à la libre circulation Lukas Reimann (UDC/SG) est encore visible sur la toile. Il devrait cependant être supprimé la semaine prochaine.

Le site créé par le jeune conseiller national (dabeibleiben.ch) appelle à voter "non" le 8 février. Il possède un nom très semblable à celui du comité des partis de jeunes en faveur de la libre circulation des personnes (dabei-bleiben.ch). Il arbore aussi les mêmes couleurs et la même mise en page.

Les jeunes socialistes, radicaux, démocrates-chrétiens et verts n'ont pas goûté la plaisanterie et déposé plainte. Avec succès puisque le Tribunal de district de Meilen (ZH) a rendu le 19 décembre un arrêt provisoire exigeant la disparition immédiate du site de Lukas Reimann. La page n'a cependant toujours pas été retirée.

Comme le seul technicien responsable de l'opérateur du site se trouve à l'étranger jusqu'au début de la semaine prochaine, l'ordre du tribunal ne pourra être exécuté que le 12 janvier, a expliqué l'avocat de Lukas Reimann.

Si je suis d’accord avec le fait qu’il n’est pas fair play de copier un site pour détourner les idées qu’il porte, je trouve néanmoins disproportionnée la réaction des partis concernés.

En effet, il est amusant de constater qu’une fois de plus ceux qui disent porter des idéaux de liberté dans les faits amènent des interdictions et des exclusions.

C’est vraiment le : Faites ce que je dis, pas ce que je fais !

 

Il est, pour certains, plus difficile de tolérer les idées des autres que les autres………

 

 

Libre circulation: les organisations économiques unies pour le oui

Les grandes organisations faîtières de l'économie soutiennent ensemble la reconduction des accords de libre circulation avec l'UE et leur extension à la Roumanie et la Bulgarie. Un non le 8 février aurait des conséquences désastreuses, ont-elles mis en garde.

 

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07/01/2009

Le chantage à la libre circulation

Les sans-papiers qui occupent l'église St-Jakob de Zurich depuis dimanche pour attirer l'attention sur leur détresse ont décidé de quitter les lieux ce mercredi. Ils estiment avoir atteint un succès partiel avec leur action des derniers 19 jours.

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06/01/2009

Libre circulation Suisse europe

Les défenseurs de la libre circulation sont les mêmes que ceux qui prétendent défendre les salariés. Ile n'osent pas appeler à voter contre la libre circulation, position difficilement défendable pour eux puisque l'UDC occupe déjà le terrain.

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05/01/2009

1992 E.E.E. - 2009 Libre circulation Même combat ?

En 1992, les pros européens nous avaient promis les pires problèmes économiques en cas de refus par le peuple de l’Espace Economique Européen. Force est de constater que 18 ans après le vote négatif par le souverain, les résultats de notre économie sont loin d’être mauvais. Le « dimanche noir » proclamé par feu Jean-Pascal Delamuraz s’est transformé en quelques années en une économie florissante. Le « allein gang » de l’UDC, chemin annoncé comme difficile mais prometteur d’avenir meilleur s’est plus ou moins réalisé. Plutôt plus que moins !

Refuser au mois de février prochain la prolongation et l’extension de la libre circulation ne ferait que renforcer la Suisse dans ses négociations futures avec l’Europe. L’Europe cessera de nous regarder avec condescendance. Elle réalisera que nous sommes un partenaire sérieux et que nous ne nous laissons pas imposer tout et n’importe quoi.  

Il faudra évidemment que nos politiciens cessent de penser que nous sommes le petit poucet en face l’ogre, que nous sommes égaux. Qu’ils ne partent plus négocier en tenant le couteau par la lame au lieu de prendre le manche !

Il ne faut pas  sous-estimer le fait que nous sommes  « client » net de l’Europe, c’est à dire que nos presque 7 millions d’habitants achètent plus à l’Europe que nous ne vendons à leur plus de 300 millions de consommateurs ! L’argument des pros européens qui consiste à dire qu’un franc sur deux gagné par la Suisse l’est à l’étranger est sans doute vrai. Mais l’étranger n’est pas que l’Europe. Il faut compléter cet argument en le détaillant ! Combien de cet argent est gagné en Europe et combien hors Europe ? Ensuite combien de ce que nous dépensons à l’extérieur l’est en Europe et combien hors Europe ? Avec ces réponses, nous verrons plus clairement où est notre intérêt.

On nous promet qu’en cas de refus de la libre circulation, les accords bilatéraux version première génération seront caducs. Les européens seront sans doute très contents de les reconduire même sans la libre circulation élargie à la Roumanie et à la Bulgarie. Au contraire, ce sera même là l’occasion (espérée ?) pour l’Europe de remettre en cause la participation de ces pays à l’Europe.

Restons maîtres chez nous et refusons la libre circulation!

 

23:54 Publié dans Europe, Politique, Suisse | Tags : udc, ps, pdc, prd, cf, ue | Lien permanent | Commentaires (2)

04/01/2009

Argent des contribuables: les CFF devront rendre des comptes

Les contrôles sur l'utilisation des deniers publics ont jusqu'à présent été trop peu approfondis, explique Max Friedli, directeur de l'OFT, dans un entretien à la "SonntagsZeitung". "Les CFF ne nous ont pas mis à disposition tous les documents nécessaires sous couvert de la liberté entrepreneuriale".

Le Parlement et le contrôle des finances ont fait pression. Et le ministre des transports Moritz Leuenberger a écrit aux CFF pour leur demander d'ouvrir l'accès aux documents, ajoute M. Friedli. L'OFT devrait créer un poste de travail supplémentaire pour améliorer ce contrôle.

Cette surveillance n'a rien à voir avec des soupçons d'irrégularités. La Confédération veut "juste être sûre que le réseau ferroviaire est bien entretenu. Et cette certitude ne peut pas se baser sur une présentation de deux pages A4", précise M. Friedli. L'OFT veut par exemple connaître les raisons exactes des pannes, notamment les dernières liées au Cisalpino.

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29/12/2008

Berne admet que la police genevoise aurait pu être plus mesurée

La Suisse réagit aux accusations de la Libye, qui affirme que l'arrestation en juillet à Genève d'Hannibal Kadhafi était illégale. Elle dit n'avoir pas violé le droit international, mais admet que la police genevoise aurait pu être plus mesurée.

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28/12/2008

Micheline Calmy-Rey veut un nouveau programme conjoncturel

Micheline Calmy-Rey veut des mesures supplémentaires pour relancer l'économie: "Je suis d'avis qu'un programme conjoncturel supplémentaire avec des mesures agissant rapidement est nécessaire", explique-t-elle dans une interview accordée à la "SonntagsZeitung".

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