20/06/2008

Le SSP critique les nouveaux tarifs des hôpitaux

Le Syndicat suisse des services publics (SSP) a vivement protesté devant la presse contre la volonté des assureurs maladie de rembourser les prestations hospitalières sur la base du canton le meilleur marché, à savoir le Valais. Les intéressés contestent.

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14/05/2008

Berne rappelle que tout le monde a droit à l'assurance maladie

Les requérants d'asile déboutés ou frappés de non entrée en matière doivent bénéficier de l'assurance maladie tant qu'ils séjournent en Suisse. Sur demande de SOS Racisme, Berne entend rappeler à l'ordre les cantons dérogeant aux règles de la LAMal.

L'organisation avait tiré la sonnette d'alarme début mars pour dénoncer les "pratiques illégales et anticonstitutionnelles" de certains cantons dont Berne et Soleure. Dans une circulaire, les services administratifs de ces cantons avaient informé médecins et hôpitaux que les requérants d'asile concernées étaient exclus de l'assurance maladie obligatoire et qu'ils n'avaient droit qu'à des "soins d'urgence".

Interpellé par SOS Racisme, le Département fédéral de l'Intérieur (DFI) fait part de sa préoccupation par la voix du directeur de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Et de rappeler qu'une circulaire de 2002, co-signée par l'OFSP, indiquait "clairement" aux cantons et assureurs que l'assurance maladie était obligatoire pour toute personne domiciliée en Suisse. 

 

Il y a comme un problème, comment un sans papier pourrait-il avoir des droits ? S’il est débouté ou frappé de non entrée en matière, le requérant n’a plus rien à faire en Suisse. Il ne devrait jouir d’aucun droit puisqu’il n’a aucune obligation, aucun devoir. L’OFSP a raison de dire que toute personne domiciliée en Suisse est soumise à l’assurance maladie obligatoire. Cependant, comment un sans papier peut-il être domicilié en Suisse ?

Pourquoi mettre à la charge des assureurs maladies (donc des assurés) les frais médicaux de ces personnes ? Par ailleurs est-ce vraiment à l’OFSP de déterminer qui doit être couvert par l’assurance maladie ?

 

 

29/04/2008

Assurance maladie: les cantons unanimes à prôner le non

Les gouvernements cantonaux sont unanimes à rejeter l'article constitutionnel sur l'assurance maladie, soumis en votation le 1er juin. Ils refusent de perdre le contrôle des quelque 8 milliards de francs qu'ils injectent chaque année dans le système de santé.

"On a rarement vu une telle opposition institutionnelle", a commenté Pierre-Yves Maillard, conseiller d'Etat vaudois et président de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de la santé (CDS). Vingt-cinq gouvernements cantonaux ont appelé à voter non, seuls les Grisons se sont abstenus.

Les Conseils d'Etat ont délégué 41 de leurs membres, de tous partis, dans un Comité des canton. Deux conseillères aux Etats, la Zurichoise Verena Diener (Verts libéraux) et l'Argovienne Christine Egerszegi (PRD), font également partie de ce comité de campagne.

Les cantons se prononcent pour la qualité des soins, l'efficacité économique et la concurrence, principes déjà inscrits dans la LAMal. Les nouvelles dispositions sont peu claires et inutiles, elles mettent en péril le contrôle souverain de l'utilisation des ressources publiques, jugent-ils.

 

 

Y aurait-il comme une bataille de pouvoir pour ces 8 milliards ?

Les cantons s’opposent aux chambres fédérales et au Conseil fédéral.

Ça ne manque pas de sel !