14/05/2008

Le Parlement devrait libérer 14,4 millions pour Obwald

La Confédération va faire un geste en faveur d'Obwald après les intempéries d'août 2005. Le Conseil fédéral a proposé au Parlement de libérer un crédit extraordinaire de 14,4 millions de francs.'abord réticent, le gouvernement donne ainsi suite à une motion des Chambres fédérales, qui avaient exigé une aide fédérale spécifique. Les 14,4 millions proposés représentent 90% des coûts de remise en état de l'infrastructure routière du demi-canton d'Obwald.our leur part, Nidwald et Uri ne devraient pas bénéficier d'un tel soutien. Le Conseil fédéral considère qu'ils ne répondent pas aux critères. Ceux-ci se basent sur la capacité financière des cantons et le solde des coûts par habitant des dégâts causés par les crues.ans son message, le gouvernement estime que la charge par habitant tolérable va jusqu'à 900 francs dans un canton à forte capacité financière. Ce qui est le cas de Nidwald, selon lui. Pour un canton à faible capacité financière, la limite est fixée à 600 francs. La charge par habitant avoisine les 300 francs à Uri.u final, 202 millions ont été attribués à 17 cantons et un peu plus de 48 millions aux chemins de fer. Le reste de la facture, soit quelque 260 millions de francs, devait être supporté par les cantons et les communes.

 

 

Le parlement est extraordinaire, Nidwald et Uri n’ont pas le droit à l’aide fédérale pour payer une partie des dégâts suite aux intempéries de 2005.

Par contre le canton d’Obwald obtiendra 14,4 millions  grâce à sa faible capacité financière. Obwald n’est-ce pas ce canton qui a fortement réduit ses impôts ? Moins on paie d’impôts, plus la confédération nous aide…

 

02/05/2008

Financement hospitalier: la volonté du Parlement est sapée

Dans son projet d'ordonnance sur la réforme du financement des hôpitaux, l'OFSP ne tient pas compte de la volonté du Parlement, estime Santésuisse. Au lieu d'instaurer un système libéral, le texte mise sur une planification rigide des cantons.
L'ordonnance prévoyait d'"indemniser les prestations des hôpitaux plutôt que d'en couvrir aveuglément les coûts", écrit l'organisation faîtière des assureurs maladie. Elle s'exprime dans le cadre de la procédure d'audition qui court jusqu'à dimanche.
L'objectif était de rendre le financement transparent et de promouvoir la concurrence entre les centres de soins. Ce modèle permettrait aux patients de choisir un hôpital sur la base de critères objectifs de prix et de prestations.
Cependant, "la mise en oeuvre de l'Office fédéral de la santé pubique (OFSP) ne correpond en rien à cette volonté de libéralisation du Parlement", constate Santésuisse. Au contraire, elle contraint les cantons à planifier leur offre hospitalière au-delà de la garantie d'un approvisionnement suffisant, ajoute l'organisation.
Elle n'est pas la seule au rang des mécontents. La Conférence des directeurs cantonaux de la santé (CDS) avait elle aussi déjà exprimé sa désapprobation.
D'après la réforme de l'assurance maladie (LAMal) approuvée en décembre dernier par le Parlement, les cantons devront assumer une part fixe et minimale de 55% des frais hospitaliers sous forme de forfaits par cas, les 45 % restants étant couverts par les caisses maladie.
Cette révision de la LAMal aura des répercussions sur trois ordonnances: celle sur l'assurance maladie, celle sur le calcul des coûts et le classement des prestations, ainsi que celle sur les prestations de l'assurance des soins.

 

Par chance, nous vivons dans un pays en démocratie directe. Le peuple dira ce qu’il pense de ce montage financier. On a comme l’impression qu’il faudra revoir la copie !

 

29/04/2008

Assurance maladie: les cantons unanimes à prôner le non

Les gouvernements cantonaux sont unanimes à rejeter l'article constitutionnel sur l'assurance maladie, soumis en votation le 1er juin. Ils refusent de perdre le contrôle des quelque 8 milliards de francs qu'ils injectent chaque année dans le système de santé.

"On a rarement vu une telle opposition institutionnelle", a commenté Pierre-Yves Maillard, conseiller d'Etat vaudois et président de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de la santé (CDS). Vingt-cinq gouvernements cantonaux ont appelé à voter non, seuls les Grisons se sont abstenus.

Les Conseils d'Etat ont délégué 41 de leurs membres, de tous partis, dans un Comité des canton. Deux conseillères aux Etats, la Zurichoise Verena Diener (Verts libéraux) et l'Argovienne Christine Egerszegi (PRD), font également partie de ce comité de campagne.

Les cantons se prononcent pour la qualité des soins, l'efficacité économique et la concurrence, principes déjà inscrits dans la LAMal. Les nouvelles dispositions sont peu claires et inutiles, elles mettent en péril le contrôle souverain de l'utilisation des ressources publiques, jugent-ils.

 

 

Y aurait-il comme une bataille de pouvoir pour ces 8 milliards ?

Les cantons s’opposent aux chambres fédérales et au Conseil fédéral.

Ça ne manque pas de sel !