13/04/2008

Suisses de l'étranger: l'éligibilité au Parlement ne presse pas

Les Suisses de l'étranger ne jugent pas prioritaire de pouvoir être élus au Parlement fédéral. Ils préfèrent améliorer dans les plus brefs délais les conditions de participation aux élections et votations.
C'est notre tâche de motiver les quelque 120'000 Suisses inscrits dans un registre électoral sur les 670'000 domiciliés à l'étranger, à aller voter, a dit Jacques-Simon Eggly, président du Conseil des Suisses de l'étranger (CSE). Il était interrogé au téléjournal de la TSR à l'occasion de la séance de printemps de l'organisation à Berne.
Autre priorité du CSE: défendre les intérêts des Suisses de l'étranger dans un certain nombre de domaines. L'organisation s'est dite préoccupée par la fermeture des écoles suisses à l'étranger comme celle des consulats. Les membres ont adopté une résolution pour sauver les premières, dénonçant la volonté d'économiser 4,4 millions de francs de l'administration fédérale.
Devenir éligible au parlement fédéral, à l'image des Français ou des Italiens, ne constitue en revanche pas une priorité, selon M. Eggly. Se référant à l'exemple des pays voisins, le président du CSE constate que "c'est compliqué. La défense des résidents à l'étranger n'y est pas forcément améliorée", a-t-il affirmé.
Le CSE a pris position sur la représentation des Suisses de l'étranger avant que les Chambres fédérales ne discutent de deux interventions parlementaires, dont celle de Carlo Sommaruga (PS/GE) qui demande que la 5e Suisse constitue une circonscription électorale. "Nous n'y sommes pas opposés. Il faut étudier la question, mais cela prendra du temps", estime l'ancien parlementaire fédéral.

 

Le CSE semble s’égarer, ce n’est pas avec des écoles suisses à l’étranger que l’on défendra les intérêts de ces suisses. Ce n’est pas le rôle de la confédération, donc du contribuable, de prendre en charge la formation des enfants de suisses à l’étranger. D’ailleurs, sur les 670'000 de nos concitoyens vivant à l’étranger, combien pourraient en bénéficier ? Qui choisirait les endroits dans lesquels on crée des écoles ? Quels élèves y seraient admis ? A quelles conditions ?