09/09/2011

Comment sauver le franc suisse ?

 

Il y a un moyen que les investisseurs institutionnels connaissent mais feignent de ne pas vouloir comprendre.

Les banques centrales y compris la BNS et les citoyen(ne)s des pays concernés pourraient faire un geste d'une simplicité infantile avec des effets importants en terme de résolution d'une (grande ?) partie des problèmes de l'EURO.

En achetant les obligations largement sous cotées des émetteurs gouvernementaux tant grec que portugais, espagnol ou italien et en échangeant ces obligations contre de nouvelles obligations des mêmes Etats mais en procédant à un échange non pas de valeur nominale, mais de valeur boursière contre une valeur nominale. Ainsi une obligation grecque 5% échéance 20.07.2016 que l'on peut acquérir à un cours de 48,50% environ permettait à ce pays de réduire de moitié sa dette provenant de chaque coupure échangée :

Un client, il y en a des dizaines de millions en Europe, investissant 5'000 EURO dans cette obligation (soit un nominal de 10'000 EURO) permettrait à son gouvernement de faire disparaître 5'000 EURO de sa dette en procédant à l'échange. L'investisseur dans ce cas ne faisant que renoncer à un rendement important en préservant son capital. Mais en permettant à son gouvernement de se désendetter, il se désendettera lui-même (comme contribuable) et en redonnant confiance à la communauté, relancera l'économie de son pays. Sans avoir forcément mis la main à la poche. Une prime fiscale pourrait même être envisagée. De plus, les spéculateurs ne resteraient pas longtemps sur des positions « short » car la probabilité de baisse des cours disparaîtrait rapidement. Le risque même de ne pas pouvoir racheter la position assez vite les mettrait en situation de devoir réaliser des pertes importantes.

Ce raisonnement ce tient pour tous les pays concernés.

Une banque centrale, pourquoi pas la BNS, elle qui détient une quantité importante d'Euros et qui a pour mission de défendre l'économie suisse à travers la gestion de la valeur du Franc suisse sur les marchés, ne serait-elle pas le déclencheur de ce mouvement. Non  pas avec 10'000 Euro nominal de l'obligation prise en exemple, mais avec des centaines de millions. De plusieurs emprunts. Elle pourrait même racheter la totalité d'un emprunt et ensuite procéder à l'échange total. Comment feraient les spéculateurs pour couvrir leurs positions shorts ? Ils perdraient des sommes si importantes qu'ils auront compris la leçon. (Pour un certain temps du moins). Les pays surendettés membres de l'EURO se retrouveraient avec des finances certes pas rétablies, mais dans un état qui ne mettrait plus l'Euro en situation d'être attaqué. En conséquence il remonterait à un taux de change « normal » vis-à-vis du franc suisse et la BNS se retrouverait à nouveau avec des réserves de change plus que respectables et sans doute dans la possibilité de verser un dividende confortable aux cantons et à la confédération.

La balle est dans le camp des citoyennes et citoyens de ces pays. C'est à elles et eux de se décider......

Au moment de la révolution de l'autre côté de la Mediterrannée, une révolutiuon citoyenne (financière...) en Europe serait la preuve que les européens se sentent encore concernés par leurs pays. Même si les politicien(ne)s font tout pour écarter leurs peuples des décisions qui les regardent.

 

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