16/10/2009

Assurance maladie: des caisses trompent les clients, dit Couchepin

Si certaines caisses maladie "savent qu'elles devront augmenter leurs primes en cours d'année, c'est qu'elles ont trompé leurs clients", affirme Pascal Couchepin. Le conseiller fédéral se dit "un peu surpris de la politique de communication de Santésuisse".

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14/05/2008

Berne rappelle que tout le monde a droit à l'assurance maladie

Les requérants d'asile déboutés ou frappés de non entrée en matière doivent bénéficier de l'assurance maladie tant qu'ils séjournent en Suisse. Sur demande de SOS Racisme, Berne entend rappeler à l'ordre les cantons dérogeant aux règles de la LAMal.

L'organisation avait tiré la sonnette d'alarme début mars pour dénoncer les "pratiques illégales et anticonstitutionnelles" de certains cantons dont Berne et Soleure. Dans une circulaire, les services administratifs de ces cantons avaient informé médecins et hôpitaux que les requérants d'asile concernées étaient exclus de l'assurance maladie obligatoire et qu'ils n'avaient droit qu'à des "soins d'urgence".

Interpellé par SOS Racisme, le Département fédéral de l'Intérieur (DFI) fait part de sa préoccupation par la voix du directeur de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Et de rappeler qu'une circulaire de 2002, co-signée par l'OFSP, indiquait "clairement" aux cantons et assureurs que l'assurance maladie était obligatoire pour toute personne domiciliée en Suisse. 

 

Il y a comme un problème, comment un sans papier pourrait-il avoir des droits ? S’il est débouté ou frappé de non entrée en matière, le requérant n’a plus rien à faire en Suisse. Il ne devrait jouir d’aucun droit puisqu’il n’a aucune obligation, aucun devoir. L’OFSP a raison de dire que toute personne domiciliée en Suisse est soumise à l’assurance maladie obligatoire. Cependant, comment un sans papier peut-il être domicilié en Suisse ?

Pourquoi mettre à la charge des assureurs maladies (donc des assurés) les frais médicaux de ces personnes ? Par ailleurs est-ce vraiment à l’OFSP de déterminer qui doit être couvert par l’assurance maladie ?

 

 

02/05/2008

Financement hospitalier: la volonté du Parlement est sapée

Dans son projet d'ordonnance sur la réforme du financement des hôpitaux, l'OFSP ne tient pas compte de la volonté du Parlement, estime Santésuisse. Au lieu d'instaurer un système libéral, le texte mise sur une planification rigide des cantons.
L'ordonnance prévoyait d'"indemniser les prestations des hôpitaux plutôt que d'en couvrir aveuglément les coûts", écrit l'organisation faîtière des assureurs maladie. Elle s'exprime dans le cadre de la procédure d'audition qui court jusqu'à dimanche.
L'objectif était de rendre le financement transparent et de promouvoir la concurrence entre les centres de soins. Ce modèle permettrait aux patients de choisir un hôpital sur la base de critères objectifs de prix et de prestations.
Cependant, "la mise en oeuvre de l'Office fédéral de la santé pubique (OFSP) ne correpond en rien à cette volonté de libéralisation du Parlement", constate Santésuisse. Au contraire, elle contraint les cantons à planifier leur offre hospitalière au-delà de la garantie d'un approvisionnement suffisant, ajoute l'organisation.
Elle n'est pas la seule au rang des mécontents. La Conférence des directeurs cantonaux de la santé (CDS) avait elle aussi déjà exprimé sa désapprobation.
D'après la réforme de l'assurance maladie (LAMal) approuvée en décembre dernier par le Parlement, les cantons devront assumer une part fixe et minimale de 55% des frais hospitaliers sous forme de forfaits par cas, les 45 % restants étant couverts par les caisses maladie.
Cette révision de la LAMal aura des répercussions sur trois ordonnances: celle sur l'assurance maladie, celle sur le calcul des coûts et le classement des prestations, ainsi que celle sur les prestations de l'assurance des soins.

 

Par chance, nous vivons dans un pays en démocratie directe. Le peuple dira ce qu’il pense de ce montage financier. On a comme l’impression qu’il faudra revoir la copie !