20/04/2008

Daniel Zappelli réélu triomphalement

Daniel Zappelli a été réélu aisément dimanche au poste de procureur général de Genève. Le radical a obtenu 54'147 voix, contre 38'216 pour son adversaire socialiste François Paychère, actuel président du Tribunal administratif.
Daniel Zappelli, 44 ans, part donc pour un nouveau mandat de six ans à la tête de la justice genevoise. Elu de justesse en 2002, avec une centaine de voix d'avance, il peut cette fois fêter une victoire beaucoup plus large.
La tâche de François Paychère n'était pas facile face au procureur général sortant. Le socialiste a dû batailler ferme pour se faire connaître du grand public, sa fonction de président du Tribunal administratif étant assez peu exposée.
Jamais campagne pour une élection du procureur général n'a été aussi dure. Très politisée, elle a même connu quelques dérapages. Daniel Zappelli s'est ainsi fait entarter par un jeune inconnu lors d'un débat public qui l'opposait à François Paychère.
Le taux de participation s'est élevé à 40,62%, un record pour des élections judiciaires. Daniel Zappelli a fait le plein de voix dans les communes de la campagne genevoise et les agglomérations suburbaines.
Au cours de ses six années passés à la tête du Parquet, Daniel Zappelli s'est distingué dans son combat contre les squatts. C'est notamment sous son mandat que l'emblématique "Rhino" a été évacué. Il a aussi pratiqué la tolérance zéro à l'égard de la pédophilie.
Le procureur général est aussi intervenu dans le débat sur les mendiants roms, qui avait agité Genève l'hiver dernier. Daniel Zappelli était partisan de la répression dans ce dossier.
Les adversaires du radical lui ont reproché d'avoir peu fait cas de la lutte contre la criminalité en col blanc. Dans ce domaine, Daniel Zappelli a eu de la peine à tenir la comparaison avec Bernard Bertossa, son prédécesseur.

 

Les socialistes ont réussi un coup de maître…… Non seulement leur candidat s’est ramassé une veste monumentale, mais leur adversaire a eu un tel succès qu’ils ne peuvent même pas se cacher devant une faible participation. Monsieur Zapelli a une légitimité qu’aucun autre procureur n’a eu jusqu’à maintenant. Les adversaires de Monsieur Zapelli qui voulaient comparer ses résultats à ceux de Monsieur Bertossa n’ont convaincu personne. Cela voudrait-il dire que les électeurs se sont souvenus de qui a instruit le dossier BCG ?