12/12/2008

Et si Ueli Maurer avait raison !

En plaidant pour que les enfants aient un des parents à disposition à la maison pendant l’enfance, Ueli Maurer pensait certainement aux femmes plus qu’aux hommes. Cette déclaration avait à l’époque provoqué une levée de boucliers des milieux féministes et de la gauche particulièrement. Ces derniers ne se sont pas gênés de le rappeler durant la brève campagne pour l’élection au CF. Les partis du centre avaient, plus mollement, critiqué ces mots. Personne n’avait pris la peine de réfléchir quelque peu à cette idée. Pourtant la gauche ne cesse de réclamer des congés parentaux de plus en plus longs au prétexte que les enfants ont besoin de la présence des parents. Dans ce cas, il y a moins d’adeptes du côté du centre droit.

Le bon sens reconnaît que les enfants ne doivent pas être laissé à l’abandon dans les rues, qu’il faut s’occuper d’eux dès la sortie de l’école. Qui, mieux que les parents peuvent le faire ? Lorsque Monsieur Maurer dit que dans la nature les « femelles » s’occupent de leur progéniture jusqu’à l’émancipation, personne ne peut vraiment le contester. Pour la gauche, seule notre espèce serait différente. Bien qu’elle ait fonctionné « naturellement » depuis la nuit des temps et  jusqu’il y a peu encore. Qui à plus de 50 ans n’a pas presque toujours eu un parent à la maison en rentrant de l’école ? Quel enfant n’appelle pas sa maman lorsqu’il est malade ?

En fait le problème n’est pas là, le problème réside dans le fait que dans notre société de consommation,  la présence à la maison n’est pas (plus) valorisante pour les femmes ou les hommes, l’éducation des enfants et les tâches ménagères sont décrites comme s’il s’agissait de bases besognes.

Selon les féministes, les femmes à la maison devraient avoir honte d’y rester. Et le pire de tout cela, c’est que c’est souvent d’autres femmes, qui font ce reproche, qui affirment qu’elles ne peuvent pas avoir d’indépendance. Alors qu’elles pensent avoir en travaillant cette indépendance. Parce qu’elles gagnent un salaire, qu’elles participent à une vie sociale. Mais en réalité, elles n’y participent pas vraiment. Elles ont disent-elles une double journée, ce qui est probablement vrai, mais sans avouer que ce sont elles qui en ont décidé ainsi. Il faudrait pour que Monsieur Maurer ait raison, valoriser à son juste niveau le travail effectué par les femmes (ou les –trop- rares hommes) à la maison. Un système de rémunération donnerait peut-être ce signal. Imaginons par exemple que dans chaque couple le salaire soit divisé en 2. Le patron de Monsieur et ou de Madame verse obligatoirement la moitié du salaire à l’employé(e) et l’autre moitié au conjoint(e). Quel que soit le revenu.

N’y aurait-il pas là une esquisse de solution ? Le travail ménager ne serait-il pas justement valorisé, rémunéré ? Les enfants n’en seraient-ils pas mieux élevés et éduqués ?

23:05 Publié dans Politique, Suisse | Tags : ueli maurer, ps, pdc, prd, udc | Lien permanent | Commentaires (6)